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Le Nunavut songe à une Maison de la francophonie

Des homme et des femmes sont assis dans une salle.

L'AGA de l'Association des francophones du Nunavut a réuni une douzaine de personnes mercredi soir à Iqaluit.

Photo : Association des francophones du Nunavut/Facebook

Noémie Moukanda

Le projet d’une Maison de la francophonie à Iqaluit, qui n’en est qu’à un stade embryonnaire, a fait l'objet de discussions à l'Association des francophones du Nunavut (AFN) qui était réunie lors de sa 39e assemblée générale annuelle mercredi dernier.

La présidente de l’association, Mylène Chartrand, souligne qu’un tel projet francophone profiterait à toute la communauté du territoire.

Le Nunavut compte six organismes communautaires francophones. Certains avaient soulevé dans le passé l’idée de les rassembler en une grande fédération. Cependant, Mme Chartrand est claire : En ce moment, pas question de s’en aller. Il n’y a pas de démarches qui ont été entamées pour aller dans ce sens-là.

L’AFN a déposé une demande de subventions pour effectuer une étude de faisabilité pour une Maison de la francophonie. Par conséquent, dit Mme Chartrand, on ne parle pas encore de structure des organismes.

Je pense que ça favoriserait vraiment la collaboration, des partenariats entre les différents organismes pour différents projets, d'avoir tout le monde sous le même toit.

Mylène Chartrand, présidente de l’Association des francophones du Nunavut

Selon Mylène Chartrand, la communauté accueille favorablement un tel projet et abordera les différents scénarios le moment venu. Le bâtiment actuel de l'association, malgré son âge, est très utilisé, même en dehors des organismes francophones.

C’est certain que, quand le rapport sera déposé, ça va susciter beaucoup d’intérêt. Puis, il va y avoir de la consultation durant l’étude de faisabilité avec la communauté.

Mylène Chartrand, présidente de l’Association des francophones du Nunavut

Un bâtiment unificateur permettrait également la mise en commun des ressources, l’amélioration des services et d’offrir vraiment un espace culturel qui pourrait être bénéfique à tout le monde, conclut la présidente de l'AFN.

Une 39e AGA aux accents nationaux

Les visages que l’on voit souvent dans la communauté ont exercé leur pouvoir de membre, mercredi dernier lors de l'AGA, se réjouit la présidente de l’AFN. Plusieurs autres questions ont retenu l’attention.

Mylène Chartrand et les autres membres de l’AFN ont surtout parcouru les questions de « la scène nationale telle que la modernisation de la Loi sur les langues officielles, la période électorale, mais également le plan de développement global qui a été déposé à l’automne 2017  ».

Par ailleurs, il a été question d’améliorer les sondages qui sont menés auprès des membres. De plus, lors de cette assemblée générale annuelle, le conseil d’administration a voté pour pourvoir trois postes laissés vacants par ceux qui ont quitté le territoire et ceux qui ne renouvellent pas leur mandat, précise la présidente du C. A. Il reste un poste, mais Mme Chartrand demeure certaine qu’il sera pourvu, car il y a quelqu’un qui s’est manifesté.

Avec les informations recueillies par Claudiane Samson

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