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Nouvelle offensive pour construire un pont à l'embouchure du Saguenay

Le traversier Armand-Imbeau II prendra la relève du Armand-Imbeau à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

Le traversier Armand-Imbeau II prendra la relève du Armand-Imbeau à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Radio-Canada

La Coalition Union 138 et la Société du pont sur le Saguenay dénoncent une fois de plus l'absence de pont pour traverser la rivière Saguenay à son embouchure. Ils révèlent aussi avoir mené une étude qui démontrerait, selon eux, que la Société des traversiers du Québec a failli à ses engagements.

Dans un point de presse lors duquel ils étaient entourés de plusieurs élus de la Côte-Nord, les intervenants des deux groupes citoyens ont rappelé les nombreux arguments en faveur d'un pont, dont les pertes économiques et l'inefficacité du système de traversiers.

Une équipe de bénévoles, formée entre autres d'anciens ingénieurs, a été dépêchée par la Société du pont sur le Saguenay à quatre moments clés cet été pour mesurer l'efficacité de la traverse entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

Le NM Armand-Imbeau II sur le Saguenay

Le NM Armand-Imbeau II qui effectue des allers-retours sur le Saguenay

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Après avoir calculé l'achalandage et le temps des traversées douze fois de chaque rive, l’équipe en est venue à la conclusion que, contrairement à ce qu'affirme la Société des traversiers du Québec (STQ), il est impossible de traverser aux 20 minutes et que les bateaux peuvent rarement atteindre leur pleine capacité de 110 véhicules pour des raisons logistiques.

Pour la Coalition Union 138 et la Société du pont sur le Saguenay, les résultats de cette étude s’ajoutent à de nombreux autres arguments en faveur de la construction d'un pont sur la rivière Saguenay.

Les organisations ont d'ailleurs rappelé l'impact qu'avaient les traversiers sur les bélugas, les pertes économiques liées à la traverse chez les entreprises nord-côtières et l'augmentation du risque d'accident sur la route 138 à la sortie du traversier.

Un traversier à quai avec des véhicules qui en sortent.

Des véhicules en provenance de Baie-Sainte-Catherine débarquent à Tadoussac. (archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Ils redemandent aux différents paliers de gouvernements d'être à l'écoute de leurs demandes et de prendre une décision éclairée quant à la construction d'un pont sur la rivière Saguenay.

Des faux chiffres, croit la STQ

Pour sa part, la STQ reconnait le droit de ces groupes de mener ce genre de recherche, mais s’oppose à leurs conclusions.

Nous, on n'est pas d’accord avec les conclusions de cette enquête-là. Il faut savoir qu’ils ont observé, selon leurs dires, 28 traversées. Il faut savoir qu’on en fait plus de 3200 par mois, indique le porte-parole de la STQ, Alexandre Lavoie, remettant en question la méthodologie de l’enquête.

Pour nous les chiffres diffusés aujourd’hui sont faux.

Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ

Nous, les chiffres qu’on a font plutôt état d’une augmentation de la capacité à l’heure en véhicules de six pourcent, argumente-t-il.

La STQ reconnait toutefois que le potentiel des nouveaux traversiers n’est pas encore maximisé. Elle espère notamment qu’une modification du système routier menant à la traverse permettra, à terme, de la rendre plus efficace.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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