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La Ferme Gélijean de Nédélec a dit non aux pesticides depuis son démarrage

Une femme dans une serre tenant des tomates

Nancy Gélinas de la Ferme Gélijean n’utilise aucun pesticide depuis son démarrage.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

La commission parlementaire sur les pesticides a entamé ses audiences lundi à Québec. En Abitibi-Témiscamingue, plusieurs agriculteurs ont décidé d’enrayer les pesticides de leur culture depuis nombre d’années.

La certification biologique n’est toutefois pas chose facile à obtenir.

Nous sommes Nédélec, à 950 kilomètres de Québec où se déroule la commission parlementaire sur les pesticides.

Nancy Gélinas travaille dans sa serre de tomates. Cette année, elles sont abondantes malgré quelques maladies observées chez certaines variétés.

Depuis le démarrage de son entreprise Ferme Gélijean, elle n’utilise aucun pesticide. Un choix qui cadre avec les valeurs de cette mère de famille.

En ayant 3 enfants qui marchent souvent pieds nus et qui mangent tout ce qu’ils trouvent dans le jardin, je trouvais ça important qu’ils puissent manger n’importe quoi sans s’empoisonner, raconte Nancy Gélinas.

Aucun pesticide : faisable, mais compliqué

De juin à octobre, elle produit 125 paniers de légumes par semaine pour des familles de la région. Un kiosque a aussi pignon sur rue sur le bord de route 101.

Pour ne pas avoir recours à des pesticides, l'agricultrice use d'ingéniosité. Afin d'éloigner les prédateurs, elle a entre autres recours à des filets anti-insectes.

C’est une lutte durant toute la saison. Par exemple, pour les mauvaises herbes, on n’applique pas d’herbicides donc c’est du désherbage à la main ou mécanique, explique-t-elle.

La Ferme Gélijean

La Ferme GéliJean n’utilise aucun pesticide dans ses champs.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Certifiée bio : long et coûteux

Sa culture est biologique, mais non certifiée. Un choix qu’elle a fait puisque l’accréditation biologique est longue et laborieuse à obtenir.

Je trouve ça lourd au niveau de la paperasse. Il faut tenir des registres. Il y a des inspections à la ferme. J’utilise les méthodes et je me fais encadrer par des intervenants qui me donnent des conseils au niveau de la culture biologique, affirme Nancy Gélinas.

Pour obtenir la certification biologique, les producteurs doivent remplir des cahiers de charge. Un processus long et coûteux qui décourage parfois les agriculteurs.

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Abitibi–Témiscamingue

Agriculture