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Ugo Fredette présentera sa défense dès jeudi

Dessin de cour représentant Ugo Fredette pendant son procès.

Ugo Fredette est accusé du meurtre de son ex-conjointe et de celui d'un septuagénaire.

Photo : Radio-Canada

Geneviève Garon

Le ministère public a clos sa preuve lundi au procès pour double meurtre d’Ugo Fredette. L’homme de 43 ans présentera sa défense à partir de jeudi. Il n’a pas encore indiqué s’il témoignera devant le jury du palais de justice de Saint-Jérôme.

La Couronne a fait entendre son vingt-quatrième et dernier témoin, une biologiste judiciaire, qui a étudié les nombreuses taches de sang à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule Honda CRV de l’une des victimes alléguées de Fredette, âgée de 71 ans.

« Yvon Lacasse a reçu au moins un impact alors qu’il saign[ait] et qu’il [était] près du sol à côté du véhicule, non loin de la portière passager arrière », a conclu la biologiste judiciaire Maria Fiorillo. Une « mare de sang » entre les deux bancs permet de croire que le septuagénaire « a séjourné dans le véhicule à l’avant côté passager, en position basse, alors qu’il saign[ait] », selon l’experte. Aucune trace de sang n’a été prélevée dans le coffre du véhicule.

Ugo Fredette a été arrêté le 15 septembre 2017, en Ontario, alors qu’il était en cavale depuis près de 24 heures avec le Honda CRV en question. La veille, il aurait poignardé à mort son ex-conjointe, Véronique Barbe, à Saint-Eustache, avant de prendre la fuite avec un enfant et de tuer Yvon Lacasse dans une halte routière de Lachute pour voler son véhicule.

L’enfant qu’Ugo Fredette aurait entraîné dans sa cavale se serait vraisemblablement aussi trouvé dans la voiture alors que M. Lacasse gisait sur le tapis avant. Des traces du sang des deux victimes et de l’accusé ont d’ailleurs été prélevées sur les vêtements de l’enfant.

Le corps en décomposition d’Yvon Lacasse a été retrouvé six jours plus tard, dans un boisé de Harrington, dans les Laurentides. Ugo Fredette est lui-même allé disposer du corps, selon la poursuite. Un « traumatisme facial contondant sévère » est l’hypothèse la plus probable pour expliquer la mort du septuagénaire, selon le pathologiste André Bourgault, qui a témoigné au procès. La victime pourrait avoir eu la tête écrasée au sol avec un coup de pied, a-t-il avancé.

L'état d’esprit de l’accusé

La semaine dernière, lors du contre-interrogatoire d’un policier, la Défense a souligné qu’Ugo Fredette a tenté de mettre fin à ses jours en s’infligeant des blessures dans sa cellule après son arrestation.

Une semaine plus tard, dans une conversation téléphonique enregistrée à son insu, Ugo Fredette a affirmé à ses parents que Véronique Barbe l’avait menacé, peu avant le drame. Vendredi dernier, lors du contre-interrogatoire d’une première biologiste judiciaire, la Défense a avancé que l’accusé avait subi des blessures aux mains.

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