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Le jeune qui a filmé une vidéo raciste à Vancouver présente ses excuses

Deux femmes parlent aux médias.

Les filles de Suzanne Daley et de Rita Baboth ont quitté l'école secondaire Lord -Byng après qu'un élève eut filmé une vidéo dans laquelle il disait vouloir faire exploser des personnes noires.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le jeune auteur d’une vidéo raciste qui avait poussé deux élèves noires à quitter l’école secondaire Lord Byng, à Vancouver dit qu’il a honte de ses gestes et des conséquences qu’ils ont eus.

Dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada/CBC, le garçon de 16 ans déclare qu’il ne s’était servi de paroles racistes et odieuses contre la communauté noire que pour choquer quelques amis.

J'ai rapidement perdu le contrôle de mes paroles qui ont été partagées sur les réseaux sociaux d’une manière que je n’avais jamais voulue. J’ai perdu l'occasion de ravaler mes mots et d’effacer mon horrible erreur, écrit le jeune. Pire, j’ai utilisé des mots qui ont causé une peur et une douleur réelles à des gens qui ne le méritaient pas.

J’ai honte de ce que j’ai fait. Je m’excuse pour tout ce qui a eu lieu depuis.

Auteur de la vidéo raciste

La famille de l'élève au coeur de la controverse a contacté Radio-Canada/CBC pour atténuer les peurs et les rumeurs, alimentées, selon elle, par le fait que la commission scolaire de Vancouver ne peut commenter ce cas en particulier en raison de lois sur la vie privée.

« Manque de transparence »

Les commentaires du jeune ont amené deux adolescentes qui fréquentaient l'école secondaire Lord Byng à la quitter.

Leurs mères, Rita Baboth et Suzanne Daley, dénoncent ce qu'elles jugent un manque de transparence de la part de l'école et de la commission scolaire.

Elles ont tenu une rencontre avec la surintendante de la commission scolaire ainsi que des représentants de la commissaire aux droits de l’homme de la province et du ministère de l’Éducation.

Sept personnes se tiennent devant les marches d'une école.

Des membres de BC Community Alliance ont tenu une première conférence de presse le 3 septembre devant l'école secondaire Lord Byng pour dénoncer la gestion de l'incident.

Photo : Radio-Canada / Mugoli Samba

Selon la famille du garçon, ce dernier a d'abord obtenu une suspension de cinq semaines avant d'être renvoyé de l'école. Une information que la commission scolaire ne pouvait pas divulguer en raison des lois sur la vie privée.

Les parents ajoutent qu’ils avaient demandé à la commission scolaire de publier les excuses écrites de leur fils auprès de tous ceux qui avaient des inquiétudes, mais que cela n'a pas été fait malgré plusieurs demandes.

Mesures réparatrices

Nous avons eu du mal à répondre à ce comportement odieux. Nous ne sommes pas certains que les parents sachent exactement ce qu'il faut dire lorsqu'un enfant fait une chose aussi terrible, lit-on dans une lettre écrite par les parents du jeune garçon en novembre 2018.

Nous demandons humblement votre pardon pour les actes de notre fils en cette période difficile. Nous savons que notre fils est une meilleure personne que ça [...] nous nous excusons pour le mal qu'il a causé, est-il également écrit dans la lettre.

Quant au jeune garçon, il est mentionné dans sa lettre d'excuses fournie à Radio-Canada, qu'il fait maintenant du bénévolat et participe à des consultations psychologiques et sociales comme l’indique un plan de mesures réparatrices élaboré par ses parents et la commission scolaire.

Il se rendra notamment le mois prochain dans l'État de l'Arizona pour rencontrer Andre Norman, un activiste afro-américain, conformément à ce plan d’action.

Avec les informations de Jason Proctor.

Colombie-Britannique et Yukon

Justice et faits divers