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Des sans-abri devront quitter d'ici mercredi un campement de fortune à Moncton

Des tentes dans un secteur boisé

Les occupants de ce campement de fortune près de la rue Albert, à Moncton, devront avoir quitté les lieux d'ici mercredi.

Photo : CBC

Radio-Canada

La Ville de Moncton donne aux sans-abri qui ont établi un campement de fortune près de la rue Albert, au centre-ville, jusqu’à mercredi pour plier bagage.

La municipalité avait déjà prévenu les occupants qu’ils devraient quitter les lieux dès qu’un nouveau refuge, dont l’aménagement est en cours, ouvrirait.

Ce refuge, qui sera dirigé par la Maison Nazareth, ne sera finalement pas prêt avant la fin de l’année, alors qu’il devait ouvrir ses portes au mois d’août, à l’origine.

Comme c’est un site de la VIlle et qu’on savait que le nouveau refuge allait ouvrir ses portes au mois d’août, il y a eu un certain niveau de tolérance par rapport à ça. Mais il faut dire que la Ville investissait 35 000 $ par mois pour maintenir ce site. Mais là, la date du mois d’août pour l’ouverture du nouveau refuge est venue et c’est passé et il n’y a rien qui a bougé, explique la directrice des communications de la Ville de Moncton, Isabelle LeBlanc.

Un édifice entouré d'un stationnement avec quelques voitures qui y sont garées.

La Maison Nazareth a acheté cet édifice du 75, rue Albert à Moncton pour y faire un troisième refuge pour sans-abri dans la région.

Photo : Radio-Canada / Shane Magee

Dans un avis distribué aux résidents du campement, la Ville de Moncton prévient les campeurs que « pour leur sécurité », ils doivent quitter le site pour se rendre dans un endroit où ils seront à l’abri du « mauvais temps que l’on connaît en automne et en hiver ».

Selon Isabelle LeBlanc, le nombre d'occupants de ce campement surnommé par certains « Tent City » a beaucoup fluctué au fil des mois; selon les derniers chiffres disponibles, il y avait une douzaine de campeurs à cet endroit.

La Municipalité voulait agir avant l’arrivée du gel et du temps froid afin de laisser le temps aux organismes communautaires d’aider les gens qui campent à cet endroit. Il n'est pas question, précise Isabelle LeBlanc, d'ouvrir de nouveau un refuge d'urgence pour la saison hivernale, comme l'an dernier.

On ne veut pas attendre à ce qu’il fasse -10 ou -5 et qu’on ait à se tourner de bord rapidement, qu’il n’y ait plus les mêmes options et qu’on ne puisse plus faire une bonne transition parce que tout le monde est en panique parce qu’il fait froid. En activant et en mobilisant tout de suite, ça permet au programme ReBrancher, ça permet à d’autres organismes de pouvoir travailler avec les individus qui sont sur le site, affirme Isabelle LeBlanc.

Une liste des refuges où des lits sont disponibles accompagne l’avis distribué aux sans-abri. Ces derniers jours, les deux refuges - la Maison Nazareth et Harvest House - pouvaient héberger une douzaine de personnes de plus.

Un plan de transition

La Ville de Moncton a également rendu public, lundi matin, un « plan de transition pour l’itinérance », qui prévoit un effort concerté de la municipalité et de partenaires du domaine des services sociaux pour reloger, au cours des prochaines semaines, les personnes qui vivent « dans des bidonvilles ».

Elle estime à 125 le nombre de personnes qui dorment dans la rue, à divers endroits sur le territoire de la municipalité.

Un itinérant est assis au milieu d'un campement qui a été démoli près d'une voie ferrée à Moncton.

La mairesse Dawn Arnold affirme que le problème des campements de sans-abri est relativement nouveau à Moncton : la ville estime qu'il y a environ 125 sans-abri à Moncton en ce moment.

Photo : Radio-Canada

La ville cherchera avec ses partenaires à proposer des solutions de logement plus permanentes pour les sans-abri, en reconnaissant que plusieurs de ceux qui choisissent de dormir à la belle étoile ne souhaitent pas se rendre dans les refuges.

Elle précise avoir adopté, depuis avril dernier, plusieurs mesures proposées dans un Plan de mise en oeuvre du logement abordable. Elle s’est par exemple penchée sur la « revitalisation des maisons de chambre », travaille à la mise au point d’une banque de terrains pour le logement abordable ainsi qu’à la création d’une nouvelle entité qui serait chargée du logement des personnes vulnérables.

La municipalité insiste, dans son plan, sur l’importance d’un effort concerté puisque l’itinérance, souligne-t-elle, est le résultat de problèmes sociaux importants qu’elle ne peut résoudre seule.

Nouveau-Brunswick

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