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Hôtel au plateau Saint-Joseph de Sherbrooke : un projet réaliste?

Le Centre de foires de Sherbrooke, sur le plateau Saint-Joseph

Pourrait-il y avoir un hôtel à côté du Centre de foires de Sherbrooke?

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Alors que la question de l'agrandissement du centre de foire de Sherbrooke est à l'étude, Destination Sherbrooke évalue la faisabilité d'y annexer un hôtel.

L'ajout d'un hôtel dans une destination, c'est toujours un plus pour les consommateurs. Qui est prêt à prendre ce risque financier? C'est un risque financier de rentabiliser l'hôtel. En regardant où l'hôtel serait situé, c'est près des axes des autoroutes. Plusieurs villes au Québec ont développé des hôtels d'autoroute pour la clientèle de passage. Un hôtel ne peut pas miser uniquement sur la clientèle du centre de foires. Ça n'a aucun bon sens, explique le professeur au Département d'études urbaines et touristiques de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, Jean Lagueux.

Ce dernier soutient que, pour faire vivre un hôtel, il faut miser sur un ensemble de clientèle « pour remplir les nuitées où il n'y a pas de foires ou d'activités ».

M. Lagueux donne en exemple la clientèle de congrès. C'est un marché florissant au Québec. Toutes les villes veulent un centre de congrès. C'est un marché qui est très lucratif. Vous en avez un à Sherbrooke, est-ce qu'il y a de la place pour un autre? se questionne-t-il.

Problème de restaurants?

Pour lui, l'absence de restaurants dans le secteur n'est pas un frein à l'arrivée d'un hôtel. Les gens se déplacent en automobile. Le fait d'avoir un stationnement près des axes routiers amène les gens à se déplacer. Ce genre d'hôtel n'attire pas le touriste qui veut l'expérience locale d'un centre-ville. Malgré que certains vont en périphérie pour payer moins cher.

Selon le dernier rapport annuel de Destination Sherbrooke, la ville compte 830 chambres. Ce n'est pas beaucoup. Le Reine-Elizabeth en compte plus de 1000. Pour accueillir des touristes, ça prend des chambres, ça prend des touristes d'affaires et d'agrément. C'est le promoteur qui doit avoir de bonnes compétences pour remplir son hôtel, croit-il.

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