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Appel en Ukraine : Trump dit avoir mentionné les noms de Biden et de son fils

Le président américain, Donald Trump, s'adresse aux médias sur le terrain de la Maison-Blanche.

Devant des journalistes, dimanche, le président américain Donald Trump a laissé entendre qu'il aurait mentionné les noms de Joe Biden et de son fils lors d'un appel avec son homologue ukrainien.

Photo : Reuters / Mike Theiler

Radio-Canada

Après avoir assuré n’avoir rien à se reprocher, Donald Trump a laissé sous-entendre, dimanche, qu’il aurait mentionné les noms de l’ancien vice-président Joe Biden et du fils de ce dernier lors d'un appel téléphonique avec le président de l’Ukraine.

Si Donald Trump a précisé devant des journalistes qu’il s’agissait d'abord et avant tout d’un coup de fil de félicitations au président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui venait d'être élu, il explique maintenant avoir évoqué le nom de Joe Biden et du fils de ce dernier qui a déjà travaillé pour une compagnie gazière ukrainienne, lors d’un échange sur la corruption dans le pays européen.

C’était largement sur le fait que nous ne voulions pas que nos citoyens, comme le vice-président Biden et son fils, ajoutent à la corruption en Ukraine.

Donald Trump, président des États-Unis

Donald Trump est encore une fois au cœur d'une controverse, après qu’un lanceur d’alerte employé des services de renseignements américains l'a accusé d’avoir demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur son rival démocrate et son fils, Hunter Biden, lors d’un appel téléphonique en juillet dernier.

Le président américain a également accusé Joe Biden d’avoir proféré des menaces afin qu’un procureur ukrainien qui enquêtait sur son fils soit congédié. Des allégations qui n’ont jamais été prouvées.

Joe Biden accuse quant à lui Donald Trump d’utiliser tout ce qu’il peut pour le salir et demande à la Maison-Blanche de rendre publique la retranscription de l’appel téléphonique en question.

Un motif de destitution?

S’il était révélé que le président américain avait bel et bien fait de la pression sur l’Ukraine pour enquêter sur l’ancien vice-président et son fils, le Congrès américain n’aurait d’autres choix que d’amorcer des procédures de destitution, a de son côté estimé dimanche le président de la Commission du renseignement américain, Adam Schiff.

Si le président américain […] tente de forcer un leader à faire quelque chose d’illégal et à fournir de l’information sur son opposant durant une campagne électorale, ce serait le seul recours qui équivaudrait à ce comportement malfaisant.

Adam Schiff, président de la Commission du renseignement américain

Pour le moment, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a refusé de mettre en branle le processus de destitution, malgré la pression de nombreux élus.

Dans une lettre, la démocrate a indiqué que les détails de la plainte déposée par le lanceur d’alerte devaient être révélés : Si l’administration continue d’empêcher ce lanceur d’alerte de témoigner devant le Congrès d’une possible violation sérieuse de la part du président américain, ils ouvriront un nouveau chapitre sombre.

Quant à la transcription de l’appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien, le président américain a indiqué dimanche qu’il examinerait la possibilité de la rendre publique.

Il a toutefois tenu a rappeler que les leaders étrangers ne devraient pas avoir peur de parler librement et en toute franchise avec le président des États-Unis.

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien s’était quant à lui opposé samedi à la diffusion de cet appel, expliquant que l’Ukraine était un État indépendant qui avait ses secrets.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

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