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Washington cherchera des alliés contre l'Iran à l'ONU

Le président américain, Donald Trump, et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo sont assis dans une salle de la Maison-Blanche.

Le président américain a confirmé dimanche qu’il n’avait aucune intention de rencontrer son homologue iranien en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

Photo : Reuters / Leah Millis

Radio-Canada

Les États-Unis espèrent ressortir de l’Assemblée générale de l’ONU avec des alliés et une position de fermeté contre l’Iran, puisque la tension entre les deux pays est toujours palpable.

Le président Donald Trump et moi-même voulons donner à la diplomatie toutes les chances de réussir, a indiqué Mike Pompeo, sur les ondes de la chaîne télévisée ABC.

[L’ONU] a été créée exactement pour ce genre de choses – quand un pays attaque un autre pays – et nous espérons que les Nations unies se mobiliseront.

Mike Pompeo, secrétaire d'État américain

Le secrétaire d’État américain a affirmé que le but premier était d'éviter une guerre, mais que si l'Iran refusait de reculer devant les mesures dissuasives, les États-Unis n'hésiteraient pas à utiliser d'autres mesures à leur disposition.

La Maison-Blanche a réitéré ses accusations envers Téhéran qui est, selon elle, responsable d’attaques visant deux installations pétrolières importantes de l’Arabie saoudite. Des allégations que l’Iran nie en bloc, alors que les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué ces attaques.

Depuis, la tension ne cesse de s’intensifier entre le deux pays. D’un côté, les États-Unis ont annoncé vendredi le déploiement de forces américaines défensives de nature dans le golfe Persique, en plus de maintenir des sanctions économiques importantes contre Téhéran. Alors que l’Iran a mis en garde contre la présence de forces étrangères dans la région et demande l’aide de ses pays voisins afin d’assurer la sécurité du Golfe.

Pas de rencontre entre Washington et Téhéran

Le président américain a confirmé dimanche qu’il n’avait aucune intention de rencontrer son homologue iranien en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Aucun contact n’est prévu non plus entre Mike Pompeo et la délégation iranienne.

Une décision qui n’étonne pas le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Dorian : Les rencontres entre le président Trump et le président Rohani, je pense que ce n’est pas le sujet numéro un.

Le sujet numéro un c’est : est-ce qu’on peut reprendre un itinéraire de désescalade avec les différents acteurs?

Jean-Yves Le Dorian, ministre des Affaires étrangères français

Depuis le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, la France tente d’agir comme médiateur entre les deux pays. Lors du sommet du G7 à la fin août, le président français, Emmanuel Macron, avait obtenu un accord de principe entre les deux chefs d’État pour une rencontre.

Si cette dernière était pressentie pour l’Assemblée générale de l’ONU, l’escalade de tensions des derniers jours a compliqué les choses.

Le chemin vers un dialogue était là, mais les paramètres de négociations se sont réduits, l’espace s’est rétréci, a précisé le ministre des Affaires étrangères français.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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