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Chrystia Freeland prise à partie lors de sa rencontre avec la communauté musulmane

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le directeur général du Conseil national des musulmans canadiens, Mustafa Farooq.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le directeur général du Conseil national des musulmans canadiens, Mustafa Farooq

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les questions de racisme et la politique étrangère ont dominé la dernière assemblée publique organisée dimanche à la Faculté de droit de l’Université de Toronto par le Conseil national des musulmans canadiens et cinq autres organisations musulmanes à Toronto. Des manifestants se sont aussi invités au forum.

Après le chef du NPD Jagmeet Singh et la chef du Parti vert Elizabeth May, c’était au tour de la ministre des Affaires étrangères, la libérale Chrystia Freeland, de participer à une conversation avec la communauté musulmane.

Une centaine de personnes y ont assisté. Le forum était coorganisé par The Canadian Muslim Vote, l'UofT Muslim Students' Association, la Black Muslim Initiative, le Canadian Council of Muslim Women et l'Institute of Islamic Studies de l'Université de Toronto.

Notre objectif est de permettre un dialogue entre les partis et la communauté pour que celle-ci puisse avoir accès aux ressources, aux informations, puisse poser ses questions et faire un choix éclairé le 21 octobre, a expliqué Amber Iqbal de l'organisation à but non lucratif Muslim Vote.

D'emblée de jeu, Chrystia Freeland a réitéré des excuses au sujet du « blackface » de Justin Trudeau.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland

Photo : Radio-Canada

J’ai été très déçue et très troublée lorsque les images du premier ministre au visage noir et brun sont apparues. De mon point de vue, je crois que ses excuses étaient sincères. Tout comme son désir de faire mieux. Le premier ministre bénéficie de tout mon soutien, a-t-elle dit en ouvrant la conférence.

La ministre a aussi remercié le Conseil national des musulmans canadiens d'avoir accepté les excuses du premier ministre.

L’avocat Kofi Achampong du groupe Black Muslim Initiative estime que le ton de la ministre était approprié.

Mais le racisme reste un sujet qui doit être pris au sérieux par le gouvernement, dit-il, en espérant des mesures fortes pour l'endiguer.

L'avocat Kofi Achampong du groupe Black Muslim Initiative.

L'avocat Kofi Achampong du groupe Black Muslim Initiative

Photo : Radio-Canada

Le débat a toutefois rapidement tourné autour du racisme, de l’islamophobie, et la ministre s’est fait prendre à partie par quelques personnes dans l’assemblée qui lui ont demandé de rendre des comptes sur sa politique étrangère.

Des manifestants ont brandi des pancartes défendant l'indépendance du Venezuela ou encore dénonçant la vente d'armes à l'Arabie saoudite. Certains ont traité Mme Freeland de « va-t-en-guerre ».

Une membre de la communauté, Azeezah Kanji, considère ne pas avoir eu de réponses à ses questions.

Il y a des abus de pouvoir des forces de l’ordre et un système d’immigration défaillant. Les lois et les politiques violent des droits de la personne, juge-t-elle.

Les protestataires ont traité Mme Freland de «va-t-en-guerre».

Les manifestants ont traité Mme Freeland de « va-t-en-guerre ».

Photo : Radio-Canada

Le directeur général du Conseil national des musulmans canadiens, Mustafa Farooq, s’est excusé d’avoir dû écourter l'assemblée d’une dizaine de minutes à cause du grabuge. Les échanges ont aussi été interrompus à plusieurs reprises.

Le dialogue est si important, je me désole que cela se soit déroulé de cette manière, nous n'avons jamais eu ce problème lors de nos précédents événements, a-t-il indiqué.

Notre dossier Élections Canada 2019

La population musulmane de l'Ontario pourrait avoir un poids important dans les élections à venir.

Selon le recensement de 2011, qui correspond aux dernières données disponibles, un peu plus d'un million de personnes au Canada se sont identifiées comme musulmanes, ce qui représente 3,2 % de la population totale du pays.

Plus de 55 % de la population canadienne s'étant identifiée comme musulmane vit en Ontario, soit 4,6 % de la population de la province.

C'est Toronto qui compte la plus grande population de musulmans parmi les villes canadiennes.

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