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Les fenêtres d'une curieuse maison s'animent, le temps d'une heure

Une femme à la fenêtre se fait un masque devant un public posté à l'extérieur de la maison.

Les visiteurs ont été nombreux à assister au projet éphémère.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Laurence Gallant

Un duplex du centre-ville de Rimouski s’est transformé en un grand musée vivant le temps d'une heure, présentant performances et installations de toutes sortes, créées par 25 artistes de la région. Incursion dans l’univers éphémère de La Maison qui nous habite, imaginé par deux amies et voisines, Josée Desjardins et Marja Murray.

Samedi soir, sur un terrain en retrait entre la rue Sainte-Marie et Saint-André, derrière un grand immeuble résidentiel, se cachait une maison aux nombreuses surprises, transformée en un curieux espace performatif.

L'artiste Alice Bergeron à la fenêtre, avec sa sorte de canne à pêche fluorescente.

L'artiste Alice Bergeron de la fenêtre du deuxième étage

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Les visiteurs étaient invités à déambuler autour de la résidence et à observer, de l’extérieur, des propositions qui évoquaient pour plusieurs des scènes du quotidien.

On vient regarder dans les fenêtres d’une maison un peu comme si on était des voyeurs et qu’on avait le droit, en fait, et que les gens [à l’intérieur] nous faisaient de l’œil parce qu’on est conscients qu’il y a des gens dehors, explique l’une des conceptrices de La Maison qui nous habite, Josée Desjardins.

Une artiste baignée dans une lumière inquiétante à travers une sorte de cage.

L'artiste Suzanne Valotaire scrutait les passants de sa fenêtre.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

L’évènement-laboratoire avait été proposé une première fois il y a deux ans, connaissant un franc succès.

Cette année, on est 25, c’est une énergie incroyable [...] [et on a] vraiment des propositions très diversifiées.

Josée Desjardins, coorganisatrice

Cette deuxième Maison qui nous habite, destinée à prendre vie de façon éphémère, a attiré à nouveau de nombreuses personnes, qui ont pu constater que l’art performatif peut être très ludique et sans prétention.

L'artiste Stéphanie Beaudoin à la fenêtre bordée d'une installation photo. Des curieux observent un sceau suspendu, contenant un talkie-walkie.

Les curieux étaient régulièrement appelés à interagir avec les artistes et leurs installations, postés au premier et au deuxième étage, mais aussi à la cave du bâtiment.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Les curieux étaient par moments appelés à interagir avec les artistes et leurs installations, postés au premier et au deuxième étage, mais aussi à la cave du bâtiment.

Une sorte de canne à pêche fluorescente à laquelle le public devait hameçonner des bouts de poésie avant qu’ils ne soient rapatriés par une fenêtre du deuxième étage, une famille réveillonnant à Noël, une dame immobile dans une cage qui nous scrutait de la fenêtre, un homme qui regardait un match de hockey devant son petit téléviseur... les propositions étaient multiples.

De nombreux visiteurs devant une maison aux fenêtres illuminées et animées.

Ombres dansantes et scènes du quotidien sur la façade de La Maison qui nous habite

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Parmi les artistes participants, on comptait Rémy Vaillancourt, qui souhaitait donner de l’amour à plus de gens possible dans une chanson, répétée pendant soixante minutes.

Dans l’ombre de la cave, la fenêtre ouverte, on a pu reconnaître sa voix, chantant haut et fort une ritournelle qui rendait hommage aux passants. L'artiste s'adressait aux visiteurs en les nommant, d’après les bouts de papier qu’on voulait bien lui remettre par la fenêtre.

Il s’agissait de créer des brèches dans [l]e cynisme dont est souvent teinté l’art aujourd’hui, soutient celui qui s’est découvert un intérêt particulier pour l’art performatif lors de la première année du projet.

L'artiste Rémy Vaillancourt devant la maison.

L'artiste Rémy Vaillancourt

Photo : Radio-Canada

J’ose croire que les gens qui font la performance y vont avec beaucoup de courage, de sincérité, de prise de risques.

Rémy Vaillancourt, artiste participant

Donc j’imagine que ça fait vivre un peu ces états-là aux gens qui les observent, tout dépendant jusqu’à quel point ils veulent risquer la rencontre ou pas. C’est partager le courage, tiens, conclut Rémy Vaillancourt.

Des chats en porcelaine dans une fenêtre, et un accès à un bol de biscuits chinois.

Les visiteurs étaient invités à déambuler autour de la résidence.

Photo : Radio-Canada

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