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Pokémon Go n’est pas mort et, pour plusieurs, c’est bien plus qu’un jeu

Plusieurs personnes marchent en regardant leur téléphone intelligent. Plusieurs d'entre elles portent un chapeau de Pikachu.

Quelque 15 000 personnes étaient attendues à chacun des trois jours de l’événement Pokémon Go Safari Zone Montréal.

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

Nicholas De Rosa

Enfants et personnes âgées, touristes et « accros » bien d’ici : des dizaines de milliers de gens de partout dans le monde, de tout âge et de tout horizon, étaient réunis samedi au parc Jean-Drapeau, à Montréal, pour chasser des créatures virtuelles dans Pokémon Go, ce jeu de réalité augmentée lancé il y a trois ans.

À l’été 2016, la planète entière semblait s’être donné le défi de « tous les attraper » : des troupeaux de gens aux yeux rivés sur leur téléphone cellulaire envahissaient les rues et les parcs, allant parfois jusqu’à bloquer la circulation, pour enfin mettre la main sur un Pikachu.

Le jeu était alors sur toutes les lèvres – et tous les téléphones – et, oui, il existe encore. Aux quatre coins du globe, de petits groupes de joueurs et joueuses se réunissent plusieurs fois par semaine afin de poursuivre des quêtes et d'attraper des créatures.

Et en fin de semaine, les dresseurs et dresseuses se sont donné rendez-vous à l'occasion du premier événement Pokémon Go de grande envergure à être organisé au Canada, baptisé Safari Zone Montréal.

Des dizaines de personnes marchent en direction de l'entrée du site, à travers un portail portant le logo de l'événement Pokémon Go Safari Zone.

Pokémon Go Safari Zone Montréal se se tenait du vendredi 20 septembre au dimanche 22 septembre.

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

Organisé par le fabricant derrière le jeu, Niantic, l’événement, qui s'étalait sur trois jours, donnait la chance aux personnes ayant mis la main sur un billet virtuel d’attraper des Pokémon rares. Les 45 000 passes, vendues au coût de 20 dollars chacune, se sont envolées en moins de deux heures après avoir été mises en vente au mois d'août.

Sur le terrain, on observe qu’en plus d’être un jeu vidéo novateur qui permet de se déplacer dans le monde réel pour chasser des bêtes virtuelles, Pokémon Go a permis aux gens de tisser des liens et d’ériger des communautés. Au fil du temps, des amitiés se sont formées, et le jeu est devenu pour certaines personnes une activité à la fois sociale et ludique.

Voici quelques-unes de leurs histoires.

Devin, Alaïs et Magalie

Ces trois amis montréalais jouent à Pokémon Go depuis juillet 2016. À l’occasion du Safari Zone Montréal, les trois acolytes se sont déguisés en personnages de la série, soit Professeur Oak, Pikachu et une agente de la Team Rocket.

Trois personnes se tiennent côte à côte. À gauche, l'une d'elles est vêtue d'un costume de Professeur Oak, alors que celle du milieu porte des oreilles de Pikachu.

Devin Murray, Alaïs Nevert et Magalie Sultan

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

Magalie Sultan explique que les PokéStops – des sortes de portails dans le jeu qui sont ancrés dans des points de repère du monde réel – lui ont permis de mieux connaître sa ville.

Le jeu m’a fait découvrir des monuments, des structures, de l’art de rue et des petits recoins de Montréal. Ce sont des choses qu’on ne remarque pas même si on vit ici, dit-elle.

Kazuki Ohara

Un homme tient une affiche sur laquelle apparaissent des Pokémon.

Kazuki Ohara tient une pancarte mentionnant les Pokémon qu’il cherche à échanger et à acquérir.

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

Ce Japonais s’est envolé pour la métropole avec pour unique objectif de participer à Safari Zone Montréal.

Pokémon Go a fait de lui un véritable globe-trotteur. Il nous a expliqué – par l’entremise d’une application de traduction – qu’il était l’une des 60 000 personnes présentes au Go Fest de Chicago, qui s’est tenu cet été, et qu’il comptait bientôt visiter Taïwan pour un autre événement de la série Safari Zone. 

Je vais à des événements partout dans le monde, j’attrape des Pokémon exclusifs à certaines régions et je m’amuse à rencontrer des gens, a-t-il traduit sur son écran de téléphone.

Francine et Martine Legault

Ces sœurs lavalloises visitent le Centre de la nature de leur ville tous les samedis depuis trois ans dans le but de capturer des Pokémon.

Trois personnes assises regardent leurs téléphones intelligents.

Francine et Martine Legault ont fait leurs premiers pas dans l'univers Pokémon grâce à « Pokémon Go ».

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

C’est super le fun. J’adore ça, trouver les nouveaux Pokémon; trouver des shiny [des spécimens plus rares] et tout ça. On rencontre plein de monde de tous les âges qu’on n’aurait pas connu autrement si on ne jouait pas au jeu, raconte Martine.

C’est facile de les reconnaître, en plus. Dès qu’on voit quelqu’un qui se promène avec un téléphone connecté à une batterie, on sait ce qu’[il est] en train de faire, ajoute Francine.

La famille Mitchell

Le Torontois Gavin Mitchell n’avait aucune idée qu’il tomberait amoureux de Pokémon Go quand un collègue de travail le lui a fait essayer, peu après son lancement. Je ne connaissais pas Pokémon et je ne comprenais pas son attrait, se remémore-t-il.

Trois ans plus tard, il se retrouve à jouer très souvent au jeu avec sa femme et ses trois enfants. La famille s’est même rendue à Chicago pour le Go Fest, cette année.

Un homme et une femme entourés de trois enfants.

Gavin Mitchell a conduit six heures et demie pour venir à Safari Zone.

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

Le jeu nous donne vraiment l’occasion de sortir, de faire un peu d’exercice et de rencontrer des gens. La communauté est si accueillante et, bien sûr, mes enfants adorent ça, dit-il.

Collette et Thérèse Drouillard

Pokémon Go est devenu une activité mère-fille pour ces deux femmes de Windsor, en Ontario. 

Une jeune femme et sa mère.

Collette et Thérèse Drouillard ont voyagé ensemble à Chicago pour le Go Fest, cet été.

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

On s’est fait plein de nouveaux amis en faisant ça. Je suis pas mal la plus vieille dans notre communauté, donc ils doivent parfois m’attendre parce qu’ils savent que je suis plus lente, mais c’est correct, dit l’aînée en s'esclaffant.

Cette dernière dit marcher une dizaine de kilomètres par jour grâce au jeu.

Stephane, Mariana et Derek 

Ce trio d’Américains réside dans le quartier Jamaica Plan, à Boston. C’est d’ailleurs le nom de cet endroit que désignent les lettres « J » et « P » figurant sur leurs t-shirts assortis. Ils se sont rencontrés grâce au jeu et sont depuis devenus amis. 

Trois personnes vêtues de t-shirts portant les lettres « J » et « P ».

Plusieurs personnes présentes à Safari Zone Montréal arboraient des chandails de leur communauté locale de « Pokémon Go ».

Photo : Radio-Canada / Nicholas De Rosa

C'est une bonne manière de sortir de chez soi et de bouger un peu, mais aussi un bon outil pour faire de nouvelles rencontres en ville dans la trentaine. Ce n’est pas toujours facile, ça, lance Derek Magneson en éclatant de rire.

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