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Partis politiques marginaux : pour le meilleur et pour le rire

Le candidat du Parti rhinocéros, Martin Jubinville

Le candidat du Parti rhinocéros, Martin Jubinville

Photo : Radio-Canada

Camille Carpentier

Six partis fédéraux retiennent l’attention en vue des élections du 21 octobre. Pourtant, près d’une vingtaine sont reconnus par Élections Canada. Même s’ils sont moins connus et ont un bassin de candidats restreint, certains de ces partis marginaux veulent offrir une réelle alternative politique… d’autres, pas vraiment.

L'humour et l'ironie pour démontrer l'absurdité des promesses politiques : c'est l'approche du Parti rhinocéros. Son candidat dans Berthier-Maskinongé, Martin Jubinville, alias Acetaria Caesar, n’a pas peur de prendre des engagements électoraux pour le moins audacieux.

Si je suis élu, je vais l'abolir l'environnement. Comme ça, les gens vont arrêter d'en parler, ça va faire diminuer l'anxiété, on va augmenter le réchauffement climatique, suggère-t-il. Je pense que par l'humour, on peut réussir à faire passer quelques messages.

Vêtu de sa tunique grecque, Martin Jubinville arpente les rues de Louiseville à la recherche des signatures qu’il lui manque pour officialiser sa candidature. Il n’a pas peur de demander un coup de main aux partis adverses.

Martin Jubinville fait signer son acte de candidature par une bénévole de la députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau.

Martin Jubinville fait signer son acte de candidature par une bénévole de la députée néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau.

Photo : Radio-Canada

Il se présente sous la bannière du Parti rhinocéros pour « démontrer l’absurde de la politique ».

Les candidats promettent n’importe quoi, nous aussi.

Martin Jubinville, candidat du Parti rhinocéros, Berthier-Maskinongé

Le candidat ne croit pas que la démarche humoristique alimente le cynisme. L’enseignant au Collège Laflèche, Daniel Landry, crois pour sa part que l’humour peut même être une porte d’entrée dans le monde politique pour certains électeurs.

C'est parfois par l'humour que des jeunes par exemple, vont s'intéresser à la politique en écoutant des émissions qui font des parodies, qui racontent des nouvelles avec un regard humoristique, indique-t-il.

Une question de principes

Si le Parti rhinocéros est bien connu pour ses revendications humoristiques, plusieurs autres formations existent pour défendre des valeurs ou des enjeux bien concrets. C'est notamment le cas du Parti libertarien du Canada, du Parti marxiste-léniniste du Canada ou encore du Parti pour la protection des animaux du Canada.

Pour d'autres candidats, c'est le désir d'avoir une voix, de se faire entendre qui les pousse à faire campagne. C’est le cas d’Alain Bélanger, qui se présente lui aussi dans Berthier-Maskinongé, mais à titre d’indépendant.

Plus on va être d'indépendants, mieux ça va être.

Alain Bélanger, candidat indépendant, Berthier-Maskinongé

Si la multiplication des candidats et des partis peut diviser le vote, Daniel Landry considère que la diversité des voix est importante.

C’est important d’avoir une représentation plus vaste que les grands partis traditionnels. Souvent, les partis marginaux sont ceux qui vont arriver avec des nouvelles idées dans le paysage politique.

Sans compter que certains petits partis prennent parfois du gallon, et peuvent devenir des partis reconnus.

Jusqu’à présent, dans les circonscriptions électorales de la Mauricie, le Parti rhinocéros est la seule formation politique marginale à s’être manifestée. Le portrait électoral pourrait toutefois changer, puisque les candidats ont jusqu’au 30 septembre pour déposer leur bulletin de candidature.

Avec les informations de Pascale Langlois

Mauricie et Centre du Québec

Politique fédérale