•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des employés en grève dans sept sites exploités par la Sépaq dans l’Est

Des employés qui manifestent, drapeau syndical à la main.

Les employés en grève souhaitent sensibiliser les chasseurs à leurs revendications.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Brigitte Dubé

Les activités sont perturbées par la grève des employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) dans cinq réserves fauniques au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, sur la Côte-Nord ainsi que sur deux sites à l’île d’Anticosti.

Il s’agit des réserves fauniques de Matane, des Chic-Chocs, de Port-Daniel, de Rimouski et de Port-Cartier, d’un établissement de la Sépaq à l’île d’Anticosti et de l’Auberge Port-Menier.

Amorcé samedi matin, le mouvement de grève doit se poursuivre jusqu’à jeudi.

Des employés devant le bâtiment d'accueil de la réserve faunique de Rimouski.

Grève des employés à la réserve faunique de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Les syndiqués ont rejeté la dernière entente de principe, rappelle Renaud Turcotte, le représentant régional politique du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) pour les régions Bas-Saint-Laurent, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Côte-Nord.

Nos membres ont jugé que les augmentations de salaire proposées n’étaient pas suffisantes, indique-t-il. Ils demandent qu’elles soient au moins égales au taux d’inflation. Il faut que nos membres arrêtent de s’appauvrir.

Selon lui, près de 600 travailleurs sont payés au salaire minimum et la majorité gagne entre 15 $ et 18 $ de l’heure.

Les salaires sont relativement bas. Il faut bonifier l’offre salariale pour être capables de retenir nos travailleurs. La Sépaq dit elle-même qu’elle a des problèmes de rétention.

Renaud Turcotte, représentant régional politique du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) pour les régions Bas-Saint-Laurent, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Côte-Nord

Une rencontre avec un conciliateur n'a pas permis de rapprocher les deux parties, mercredi. Les négociations sont maintenant rompues.

Une pancarte « en grève » sur l'affiche de la réserve faunique de Rimouski.

Les chasseurs doivent s'attendre à ce que leurs activités soient perturbées par le mouvement de grève des employés de la Sépaq.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Les syndiqués se trouvent à l'entrée des sites pour accueillir les visiteurs. [On veut que les gens connaissent] nos demandes, nos conditions de travail, nos salaires, dit l’un d’eux. Je ne comprends pas pourquoi les salaires sont bons dans certaines sociétés d’État et pas à la Sépaq.

Sur le terrain, les chasseurs interrogés ont semblé s’accommoder des inconvénients liés à la grève.

Au début du mois, les 2200 syndiqués avaient rejeté une entente de principe pour une nouvelle convention collective d'une durée de cinq ans.

Selon la direction de la Sépaq, les nouvelles demandes syndicales sont 50 % plus élevées que ce qui était prévu dans l'accord rejeté.

Par ailleurs, le syndicat reproche à la direction d'avoir recours à des agents de la protection de la faune pour assurer le travail de certains employés. Une mise en demeure a d'ailleurs été envoyée vendredi à la partie patronale.

La Sépaq répond que le plan de contingence qui vise à remplacer les employés en grève respecte les conditions du Code du travail. Son porte-parole, Simon Boivin, souligne que seuls les cadres remplaceront les employés.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Syndicalisme