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Futurs producteurs agroalimentaires en quête de coups de cœur en Haute-Gaspésie

Une participante accroupie pour regarder les légumes sur le plant dans un champ.

Une participante constate la productivité de la terre en Haute-Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

Brigitte Dubé

Depuis vendredi, des jeunes qui mijotent des projets en agroalimentaire participent à un séjour exploratoire de Place aux jeunes en Haute-Gaspésie. Tout a été mis en place pour que la magie opère et suscite des coups de cœur.

Selon Caroline L'Archevêque, agente de migration à Place aux jeunes en Haute-Gaspésie et membre du comité d’accueil des nouveaux arrivants, c’est une véritable opération séduction qui se déploie pour des jeunes provenant en majorité des grands centres.

Des pommes sur une branche de pommier.

Visite d'un verger pour susciter la tentation chez d'éventuels producteurs fruitiers.

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

L’intention est évidemment de recruter, d’accueillir et de retenir de nouveaux arrivants, dit-elle. On a trois jours cordés serrés, de toutes sortes d’activités.

On finit dimanche avec la Fête des récoltes. On veut leur faire sentir c’est quoi les gens, c’est quoi l’énergie ici.

Caroline L'Archevêque, agente de migration à Place aux jeunes Haute-Gaspésie

Entre autres, les participants peuvent visiter des entreprises en production acéricole, maraîchère, de fruits ou de plantes fourragères, et des commerces qui mettent en valeur les produits locaux. Ils peuvent aussi rencontrer des représentants de divers organismes liés au domaine agroalimentaire.

Des participants qui discutent dans un champ.

Une visite dans une entreprise de production maraîchère

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

Caroline L'Archevêque mentionne que les participants sont des candidats d’exception qui ont étudié dans le domaine et qui veulent soit lancer une entreprise, travailler pour quelqu’un ou encore prendre la relève d’une entreprise. Ils ont déjà manifesté leur intérêt pour la région.

Parmi eux, Élisa Many, qui est finissante en agroenvironnement à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière. Elle se définit comme une néorurale.

Plus ça avance, plus je m’exile vers l’Est-du-Québec, constate-t-elle. J’avais déjà un projet de m’établir dans le coin. Avec mes études en agroenvironnement, on est appelés à travailler en consultation pour venir aider des gens qui ont des projets. J’ai aussi envie d’avoir mon petit coin de terre avec une petite production.

Une grappe de petits fruits dans une main.

La Haute-Gaspésie produit aussi des petits fruits.

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

De son côté, le chef Yannick Ouellet ne manque pas d’arguments pour convaincre les candidats.

D’abord, expose-t-il, ils viendraient augmenter l’offre pour combler les besoins de plusieurs commerces de Haute-Gaspésie qui utilisent les produits locaux.

Mais il y a aussi des besoins pour des produits transformés qui se vendent ailleurs au Québec et au Canada.

Récolte de haricots jaunes

Récolte de haricots

Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

Nous, à Croquez la Gaspésie, on offre 200 produits gaspésiens qu’on distribue dans la région, mais aussi en ligne partout à travers le Canada. Plus je vais avoir de produits locaux qui vont se développer, plus je vais être intéressé de sortir des produits qui viennent de chez nous, explique-t-il.

C’est le bon timing pour ces jeunes parce que nous, la Haute-Gaspésie, on est en train de sortir [du lot]. On nous regarde.

Yannick Ouellet, de l’Académie Yannick Ouellet et Croquez la Gaspésie
Le chef Yannick Ouellet

Le chef Yannick Ouellet

Photo : Radio-Canada

Eux, ils arrivent ici avec de nouvelles idées, avec des besoins auxquels on ne répond peut-être pas, ajoute Yannick Ouellet.

Il y a de l’espace, des terres qui ne sont pas utilisées. Y’a de la place en masse.

Yannick Ouellet, de l’Académie Yannick Ouellet et Croquez la Gaspésie
Un gros bouquet de carottes en feuilles.

Un bouquet de carottes

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Alexandrine Masse ne compte pas s’installer en Haute-Gaspésie, mais à Matapédia-et-les-Plateaux. Son projet est plus avancé et elle est venue explorer les possibilités de collaboration avec les producteurs hauts-gaspésiens.

Moi et un producteur, on a eu un coup de cœur professionnel vraiment intense, raconte celle qui va bientôt terminer ses études en production animale à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe. Il y a un lien qui s’est créé comme... automatique. Lui cherchait une relève, moi je me cherchais une entreprise. Il me dit “ financièrement je te backe et je te lègue une partie de ma terre ”. Il y a une maison, une grange, des pacages et 100 acres de terre.

Des gens devant une grange.

Même la météo s'est mise de la partie pour que la Haute-Gaspésie puisse se montrer sous son meilleur jour.

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

Alexandrine a grandi en banlieue de Trois-Rivières. Elle mène un projet d’entreprise agrotouristique en production animale avec des races rustiques qui s’adaptent très bien au climat de la Gaspésie.

La Gaspésie, c’est ma région coup de cœur. J’y ai fait un stage et je suis tombée en amour. La Gaspésie m’a gagnée!

Alexandrine Masse, future productrice agricole

Suivant un horaire très chargé, le séjour exploratoire se poursuit jusqu’à dimanche, où les participants pourront s’immerger dans la communauté à la Fête des récoltes de Cap-au-Renard.

D'après les informations d'Adrianne Gauvin-Sasseville

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Agriculture