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Pas d'E. coli dans l'eau de Sherbrooke : l'avis d'ébullition est maintenu

Un verre d'eau sur une table de restaurant.

Un avis d'ébullition d'eau est en vigueur à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Même si les plus récents tests réalisés dans le réservoir d’eau potable J.M.-Jeanson de Sherbrooke ne révèlent pas la présence de la bactérie E. coli, l’avis de faire bouillir l’eau est maintenu jusqu’à dimanche soir.

Nos observations sur les échantillons en cours ne semblent pas démontrer de contamination au E. coli, ce qui pourrait révéler un problème avec l'échantillon initial, une contamination d’équipement ou une source externe encore indéterminée, explique le chef de la division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke, Jean-Pierre Fortier.

On doit quand même garder l’avis d’ébullition jusqu’à dimanche soir.

Jean-Pierre Fortier, chef de la division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke

Les citoyens doivent donc continuer à faire bouillir l’eau du robinet pendant une minute avant de la consommer.

Le maire Steve Lussier en compagnie du chef pompier s'adresse aux journalistes.

Le maire de Sherbrooke fait le point sur l'avis de faire bouillir l'eau qui a été lancé vendredi.

Photo : Radio-Canada

Le Règlement sur l’eau potable établit à 48 heures le délai pour retourner à un avis de conformité. On se doit de suivre ce règlement-là, soutient le médecin-conseil en Santé publique, Dr Eric Lampron-Goulet.

Les autorités de santé veulent toutefois rassurer la population. Le nombre d'appels sur la ligne Info-Santé et le nombre d'admissions à l'urgence n'a pas connu de hausse au cours des dernières 24 h.

Un casse-tête pour les commerces

La journée a été particulièrement difficile dans les cafés de Sherbrooke. La plupart de ces commerces ont dû retirer plusieurs items de leurs menus.

La propriétaire du Célestine café, Johanne Audet, souligne qu’une dizaine de clients ont rebroussé chemin quand ils ont appris que la machine à expresso était hors d’usage.

Le latté, c’est ce qu’on vend le plus, alors les gens étaient un peu déçus de ne pas avoir leur breuvage favori.

Johanne Audet, propriétaire, Célestine café

La propriétaire croit que cet épisode aura certainement des conséquences économiques pour son commerce.

Mesures d’urgence déclenchées à l’Université de Sherbrooke

La situation tombait bien mal à l'Université de Sherbrooke où 12 000 visiteurs étaient attendus pour la collation des grades. Le plan sur les mesures d'urgence a été mis en place et des centaines de bouteilles d’eau achetées.

Une personnes remplie un verre d'eau dans une bouteille de 18 litres.

Des centaines de bouteilles d'eau ont été achetées pour accueillir les 12 000 invités à l'Université de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Par souci environnemental, on a tenté de garder les bouteilles d’eau les plus grosses possible, donc des 18 litres.

Jacques Girard, responsable de la coordination des mesures d’urgence à l’Université de Sherbrooke

Plusieurs restaurateurs qui affichent complet en raison de cet événement majeur ne pensent pas subir de contrecoups économiques. Ils s’attendent toutefois à trimer dur pour servir leurs clients avec les nombreuses contraintes que leur imposer cet avis de faire bouillir l’eau.

Estrie

Santé publique