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Le vapotage inquiète les spécialistes... et les jeunes

Les ministres de la Santé insistent sur l'importance de protéger les jeunes des dangers liés au vapotage.

Photo : Associated Press / Steven Senne

Radio-Canada

Pour vapoter, des élèves sont prêts à prendre des risques... dont aller se cacher dans les toilettes du gymnase pour inhaler quelques coups sur leur cigarette électronique entre leurs cours.

De plus en plus de jeunes sont attirés par la cigarette électronique et en deviennent dépendants. Ces jeunes sont souvent encore sur les bancs de l'école et n'ont même pas l'âge de se procurer des cigarettes.

Une réalité qui inquiète non seulement le gouvernement du Nouveau-Brunswick, mais aussi les médecins de partout en Atlantique.

Les cigarettes électroniques sont dans la mire des spécialistes, qui supplient aux jeunes de ne pas commencer à les consommer, surtout s'ils ne sont pas déjà des fumeurs. Malgré les avertissements ils sont nombreux à essayer le vapotage et ce, même sur les lieux scolaires.

Pour contrer le problème, les écoles mettent en place des consignes en vue d'éloigner ce produit nuisible de leurs salles de classe.

À l'école Mathieu-Martin de Dieppe, les élèves sont conscients qu'il y a des règles à suivre en ce qui a trait au vapotage et aux cigarettes. Certains disent voir de moins en moins de ces produits à l'école.

Des élèves âgés de 15 à 17 ans sont rassemblés malgré le froid pour fumer la cigarette électronique et la cigarette. La fumée opaque cache leurs visages.

Les élèves fumeurs de la polyvalente Mathieu-Martin se rassemblent dans ce coin fumeur pour socialiser lors de leurs pauses et dîners. Un enseignant est chargé de les superviser (archives janvier 2019).

Photo : Radio-Canada

Les zones pour fumeurs ont été retirées et à cette école, personne n'a le droit de vapoter à l'intérieur comme à l'extérieur.

Même si certains élèves croient que c'est un problème sur le point de se régler chez eux, il ne faut pas se faire d'illusions : la pratique est toujours aussi courante, selon les jeunes qui fréquentent l'école.

Le vapotage se fait en cachette, parfois dans les toilettes, parfois dans les vestiaires.

On ne peut plus vapoter à l'école, mais il y a quand même beaucoup de fumée qui se propage, raconte Boudreau, élève à l'école.

Certains jeunes avouent être conscients que le produit qu'ils consomment est dangereux pour leur santé et disent connaître les risques associés à leur consommation.

Une jeune femme qui fume une cigarette électronique.

Les ministres de la Santé insistent sur l'importance de protéger les jeunes des dangers liés au vapotage.

Photo : Associated Press / Steven Senne

D'autres collègues de classe, qui ne vapotent pas, connaissent aussi cette nouvelle réalité de consommation chez les jeunes.

Je ne pense pas que je vais ever le faire, parce qu'il n'y a pas vraiment davantage à ça, lance Alex Haché, tandis que son collègue Adam Christie ajoute être « choqué par le phénomène parce que ce n'est pas bon ni pour la santé, ni pour les autres. »

« L'année passée, ils ont mis un règlement qu'on ne peut plus vapoter à l'école, parce qu'on veut être une école sans vapotage ou cigarette. C'est ça au collège aussi. Je veux dire, ils ont quand même trouvé que c'était pire [le vapotage] que les cigarettes », raconte Adam Christie.

Plan rapproché des mains d'une femme tenant des cigarettes et une vapoteuse.

Certains utilisent la cigarette électronique pour arrêter de fumer la cigarette traditionnelle, mais les spécialistes s'inquiètent de cette tendance.

Photo : iStock

Sensibiliser davantage les élèves

Beaucoup de sensibilisation est déjà faite dans les écoles, mais comme le vapotage est nouveau, c'est une réalité que certains consommateurs ne prennent pas encore au sérieux.

À l'école L'Odyssée de Moncton, la question du vapotage chez les jeunes a été ajoutée aux programmes des réunions entre les parents et la direction scolaire. Le but est d'intégrer la famille dans cette lutte contre les produits de vapotage.

D'ailleurs une rencontre avec les parents des élèves aura lieu ce mois-ci pour parler de vapotage, de cigarette et de marijuana. L'objectif est d'informer pour ensuite mieux encadrer les élèves.

Plusieurs jeunes sont d'accord et veulent embarquer dans cette lutte contre les produits de consommation dangereux pour la santé.

Il y a beaucoup de jeunes qui ne savent pas qu'est-ce que ça peut faire dans leur futur, explique Mélanie Léger.

C'est souvent des groupes de jeunes qui vont vapoter dans les salles de bain du gymnase. Je trouve ça inutile, ça ne t'apporte rien puis c'est pas bon pour toi.

Deux adolescentes vapotent.

Ottawa s'inquiète de la hausse de popularité du vapotage chez les moins de 18 ans.

Photo : iStock

Jérémie Daigle croit pour sa part que certains jeunes ne prennent pas la question au sérieux, car il n'y a pas encore assez de recherches qui démontrent les méfaits de ce produit sur la santé à long terme.

Les jeunes ne sont pas assez éduqués et il n'y a pas assez de recherches maintenant pour prouver quoi que ce soit. Puis avant que ça soit prouvé, on ne veut pas que ça soit les jeunes de notre année qui vont prouver qu'est-ce qui arrive vraiment avec ça , indique Jérémie Daigle.

Quelques jeunes rencontrés dans les écoles de Moncton connaissaient bien l'histoire du jeune Ontarien, hospitalisé pour de graves problèmes pulmonaires supposément liés à sa consommation de cigarettes électroniques.

Selon un reportage de Wildinette Paul

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