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Un éventuel gouvernement travailliste « réglerait le Brexit d'une manière ou d'une autre »

M. Corbyn marche, entouré de plusieurs militants.

Le chef des travaillistes, Jeremy Corbin, arrive au congrès annuel du parti à Brighton, accompagné notamment de sa conseillère Nancy Platts (à sa gauche).

Photo : Reuters / Peter Nicholls

Reuters

S'il accédait au pouvoir au Royaume-Uni, le Parti travailliste se donnerait trois mois pour conclure un accord de divorce « raisonnable » avec l'Union européenne (UE), qu'il soumettrait ensuite à un nouveau référendum, selon un projet de déclaration présenté à son congrès annuel.

« Après trois ans de négociations désordonnées menées par les conservateurs et de blocage au Parlement, un gouvernement travailliste réglerait le Brexit d'une manière ou d'une autre dans les six mois suivant son arrivée au pouvoir », peut-on lire dans cette motion.

La déclaration, qui n'a pas encore été soumise aux voix des délégués du parti, réunis à Brighton, précise qu'un gouvernement du Labour « obtiendrait un accord de retrait raisonnable avec l'UE dans les trois mois et, dans les six mois, le soumettrait au peuple par référendum ».

Rester dans l'UE serait l'autre terme de l'alternative que cette consultation des électeurs serait amenée à trancher.

La question du Brexit, qui a ouvert des plaies béantes au sein du Parti conservateur au pouvoir, divise aussi l'opposition travailliste.

Son chef de file, Jeremy Corbyn, prône des élections législatives avant un nouveau référendum sur l'appartenance à l'UE. Le numéro deux du parti, Tom Watson, milite lui pour un calendrier inversé : d'abord un référendum puis des élections.

Une motion appelant à supprimer le poste de numéro deux du parti avait été déposée par une faction de gauche du Labour qui souhaitait que les délégués du parti se prononcent au congrès, a-t-on appris de sources proches du parti. Sur intervention de Corbyn, elle a été retirée de l'ordre du jour.

« Nous devons nous concentrer sur le combat à mener contre Boris Johnson et son catastrophique Brexit sans accord, et non nous combattre nous-mêmes », a tweeté le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan.

Le congrès de Brighton s'achève mercredi.

Trente-neuf mois après le référendum du 23 juin 2016, par lequel une courte majorité d'électeurs britanniques ont opté pour une séparation d’avec l'Union européenne, les conditions du divorce, théoriquement fixé au 31 octobre prochain, sont toujours inconnues.

Boris Johnson, qui a succédé à Theresa May fin juillet, promet que le Royaume-Uni quittera « coûte que coûte » le bloc communautaire, avec ou sans accord, à la date prévue du 31 octobre.

Mais une loi votée par les anti-No Deal le contraint à réclamer un nouveau report de trois mois s'il ne fait pas ratifier un accord d'ici le 19 octobre.

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