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Un meurtrier court toujours à Dieppe

Des voitures de police.

Des policiers armés marchaient sur la rue Amirault, à Dieppe.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le mystère demeure deux semaines après le double homicide d'un couple de personnes âgées à Dieppe.

Bernard et Rose-Marie Saulnier ont été retrouvés sans vie dans leur demeure, située sur la rue Amirault, à Dieppe, au début du mois de septembre.

La Gendarmerie Royale du Canada (GRC) se fait toujours muette concernant les détails de cette tragédie et refuse de donner plus d'information au public.

Lorsque les corps ont été retrouvés, les policiers sont restés sur place durant plus de six jours afin de recueillir le plus d'informations possible sur ce qui a pu se produire le 7 septembre.

Des photos des deux victimes de meurtre.

Les corps de Bernard Saulnier, 78 ans et de sa femme, Rose-Marie Saulnier, ont été découverts dans leur maison de la rue Amirault, à Dieppe, le 7 septembre.

Photo : Maison funéraire Fair Haven

La forte présence policière sur les lieux du meurtre sur une si longue période laisse entendre que l'enquête s'est avérée difficile pour tenter d'identifier un suspect.

La GRC n'a publié qu'un seul communiqué de presse à propos de ce crime en deux semaines et celui-ci indiquait simplement que l'enquête était toujours en cours.

Ce que nous savons

Il n'y a pas beaucoup d'informations au sujet de la tragédie. Il est indiqué dans le registre foncier du Nouveau-Brunswick que le fils des deux défunts, Sylvio Saulnier, est propriétaire d'un duplex sur la rue Dominion, à Moncton.

Cette maison avait été le lieu d'une importante opération policière le 28 août dernier. Les policiers avaient saisi une grande quantité de drogue sur place.

Des agents de la GRC durant les fouilles.

De nombreux agents de la GRC étaient présents lors des descentes qui ont eu lieu à Moncton mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Shane Magee

La GRC refuse de confirmer s'il y a un lien entre cette saisie de drogue et le double meurtre de Bernard et Rose-Marie Saulnier.

Par ailleurs, les autorités policières n'ont pas identifié de suspect et n'ont pas émis de mandat d'arrêt ou d'avis de recherche pour un suspect dans cette affaire d'homicide.

Tout ce qui a été partagé avec le public jusqu'à maintenant, c'est qu'il s'agit d'un double meurtre qui « n'est pas le fruit du hasard » et que les résidents de la municipalité ne devraient pas se sentir en danger.

La criminologue Véronique Chadillon-Farinacci, de l'Université de Moncton, indique que la longueur de cette enquête n'est pas nécessairement inhabituelle, car il n'y a pas vraiment de recherche comparative sur la longueur des enquêtes d'homicides.

Véronique Chadillon-Farinacci.

Véronique Chadillon-Farinacci est criminologue à l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Elle ajoute toutefois qu'en temps normal, l'identification d'un suspect se fait généralement dans un très court laps de temps.

Une enquête, en général, ça a trois étapes. La première étape, c'est l'identification du suspect. Cette identification-là a tendance à être très rapide dans les cas d'homicide, explique Mme Chadillon-Farinacci.

La deuxième étape d'une enquête, c'est de trouver le suspect.

Une fois qu'on a identifié un suspect, on veut le localiser pour l'arrêter, explique-t-elle.

Ensuite, la troisième étape, c'est la structuration de la preuve et c'est l'étape la plus longue. C'est l'étape qui occupe le plus du temps des enquêteurs.

Selon la criminologue, habituellement ce sont les informations du public qui permettent aux policiers d'identifier un suspect.

Ce qui est difficile avec la situation présente, c'est de savoir à quelle étape la GRC est-elle rendue ? C'est sûr que si le suspect est déjà identifié, peut-être qu'ils sont en train de structurer leurs preuves, se demande la jeune femme.

Avec le reportage de Sophie Désautels

Nouveau-Brunswick

Crimes et délits