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Le passager d'un autobus menacé sur les réseaux sociaux après un refus de service en français

Portrait de l'homme sur fond de ciel.

Rob Maciak est diplômé d’un programme d’immersion française et ancien employé des Forces armées.

Photo : Rob Maciak

Radio-Canada

Après la parution de son histoire dans les médias, une déferlante de haine s’est propagée à l’encontre d'un usager des transports en commun de Calgary, Rob Maciak. Ce dernier avait été expulsé d'un autobus le 13 septembre par une chauffeuse de Calgary Transit, qui l'aurait accusé d’avoir falsifié son billet, car deux des mots y étaient écrits en français : « adulte » et « journée ».

Un billet d'autobus sur lequel on peut lire : Journèe (sic) Adulte, fin de la journee valide.

Calgary Transit publiera un message destiné à tous les chauffeurs d’autobus pour leur rappeler que les billets peuvent être imprimés dans les deux langues.

Photo : Twitter (Rob Maciak)

Rob Maciak dit avoir reçu six appels téléphoniques menaçants, 24 courriels remplis de reproches, et trop de réactions sur Twitter pour être répertoriées lui suggérant de quitter la ville.

« C'est avec joie que je te ferai mordre la poussière pour que tu en oublies ta misère si jamais ta triste gueule croise mon chemin », déclare l’un des messages sur Twitter.

Ce n’est pas le pire des textes qu’il a reçus, selon lui. Il explique ne pas les avoir publiés au départ, mais il estime maintenant que c’est nécessaire de le faire, car ils fournissent un contexte pour comprendre la situation qu’il vit.

Des médias sociaux aux médias traditionnels

Pour David Taras, professeur en communication à l'Université Mount Royal, il y a aussi du bon dans cette histoire parce que, après le tweet de M. Maciak, Calgary Transit s’est penchée sur la question.

« C’est un excellent exemple de la collaboration entre Internet et les médias traditionnels », dit-il.

 David Taras, assis de face.

David Taras, professeur en communication à l'Université Mount Royal.

Photo : Radio-Canada / Bryan Labby

En revanche, la réaction du public l’attriste. « Lorsque cet individu dans l'exercice de ses droits en tant que Canadien et citoyen est victime de toutes sortes de haine, ça me dérange », confie-t-il.

Et si c'était un touriste francophone?

Si un touriste emprunte le réseau de transport en commun pour explorer la ville, et qu’on lui demande de descendre du bus, car il a acheté son ticket en français, il n’aura pas une bonne impression de la ville, dit Rob Maciak.

« Quelle idée se fera-t-il de notre société lorsqu’il saura que le fait de signaler un vice entraîne des insultes et des menaces de mort? », poursuit-il.

Selon lui, on vit à une époque où les gens tirent très vite des conclusions sans prendre le temps de comprendre les situations.

Alberta

Crime haineux