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Bac de déchets supplémentaire : Gatineau peut-elle suivre le système mis en place par Sherbrooke?

Des sacs de poubelle blancs avec le logo de la ville de Gatineau, placés sur le bord d'une rue.

Les Gatinois peuvent acheter des sacs supplémentaires pour les déchets qui excèdent la capacité de leur bac gris.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Radio-Canada

La nouvelle politique de gestion des matières résiduelles sème la grogne à Gatineau depuis son entrée en vigueur. L'élue Louise Boudrias croit que la Ville de Sherbrooke, qui accepte de vendre des bacs supplémentaires à ses résidents, pourrait être un modèle à suivre pour Gatineau.

La conseillère municipale du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, a reçu plusieurs plaintes de services de garde et de citoyens qui jugent que le bac de 120 litres de déchets est insuffisant pour contenir tous leurs déchets. Elle veut trouver une solution et pourrait l'avoir trouvée à Sherbrooke, en Estrie.

En effet, la Ville de Sherbrooke accorde à certains citoyens le droit de se procurer un bac de déchets supplémentaire au coût de 100 $, explique la directrice du service de l'entretien et de la voirie de la Ville, Guylaine Boutin.

Ils doivent faire une demande à leur arrondissement et, les jours de collecte, un inspecteur vient vérifier que les déchets soient bien triés.

Le but de cette vérification-là, c’est de ne pas donner des bacs additionnels à des gens qui ne font pas l’effort de faire le tri de leurs matières correctement, explique-t-elle.

Jusqu'à maintenant, 180 adresses ont reçu un bac supplémentaire.

Louise Boudrias en entrevue dans un parc.

Louise Boudrias souligne que la Ville de Sherbrooke excelle en matière d'environnement et qu'il faut prendre exemple auprès des meilleurs.

Photo : Radio-Canada

Mme Boudrias a demandé à la Ville d'analyser la possibilité d'offrir un deuxième bac aux familles à besoins spéciaux, comme à Sherbrooke.

Il y a des familles qui ont réellement besoin de ça. Alors je parle à des familles qui ont des enfants handicapés, qui sont aux couches, il y a des personnes âgées aussi, il y a des gens qui prennent toute sorte de médicaments qui ne se recyclent pas, qu'on doit remettre aux déchets, [...] alors qu'on envoie quelqu'un, qu'on évalue les besoins et à ce moment-là qu'on leur permette d'avoir un deuxième bac, détaille l'élue.

La conseillère pourrait déposer une requête pour exporter cette façon de procéder à Gatineau.

Toutefois, la conseillère municipale du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette, a indiqué dans un courriel adressé à Radio-Canada, qu’en vertu de la loi fiscale, il était interdit d’accorder un accommodement tarifaire aux citoyens. La Ville doit donc faire payer les citoyens pour les bacs supplémentaires.

Et selon ses calculs, il est plus avantageux de payer pour les sacs que de se procurer un deuxième bac, à court terme.

Mme Boudrias sent qu'il y a très peu d'ouverture du côté de sa collègue, mais compte bien aller chercher l'appui d'autres conseillers.

On va quand même atteindre l'objectif premier qui est de réduire nos déchets.

Louise Boudrias, conseillère municipale du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond

Parmi eux, Jocelyn Blondin, conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau juge que la proposition de Mme Boudrias est une très bonne idée.

Il faut absolument trouver une solution pour les services de garde et les gens qui ont des problèmes de santé, fait-il valoir.

Ce dernier a également reçu beaucoup de courriels de plaintes de ses citoyens et invite Mme Marquis Bissonnette à regarder ce qui se fait ailleurs.

Les deux conseillers mentionnent également que, si la Ville de Sherbrooke est en droit d'instaurer un accommodement semblable, la Ville de Gatineau devrait faire de même. Je suis certaine qu’ils ne font pas ça illégalement, résume Mme Boudrias.

Le ministre Mathieu Lacombe croit pour sa part que la Ville réussira à trouver une solution, notamment en ce qui a trait au cas particulier des services de garde. Il a également rappelé que la gestion des ordures, c'est la responsabilité des villes.

Il y a des orientations qui sont données par Québec pour la gestion des matières résiduelles, mais dans l’opéralisation, ce n’est pas le gouvernement du Québec qui va décider de la grosseur du sac.

Mathieu Lacombe, ministre responsable de la région de l'Outaouais

Avec les informations d'Audrey Roy et de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Affaires municipales