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La vérité sur la composition de la poudre McIntyre

Une boite de poudre d'aluminium

La poudre d'aluminium devait protéger les mineurs contre la silicose, une maladie pulmonaire courante causée par les poussières de silice retrouvées dans les mines.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Andrew Zarnke, un chercheur de l’Université Laurentienne, a publié récemment les résultats de ses analyses de la poudre McIntyre, une substance inhalée par des mineurs en Ontario pendant des décennies.

Il a détecté, comme il s’y attendait, de l’aluminium et de l’hydroxyde d’aluminium, mais il a découvert que la poudre était formée de nanoparticules, extrêmement fines et potentiellement nocives.

Avant chaque quart de travail entre 1940 et 1979, des travailleurs d'une quarantaine de mines en Ontario inhalaient de la poudre McIntyre, pensant ainsi protéger leurs poumons.

En 2017, la province a accepté de financer une étude sur cette poudre.

M. Zarnke, qui est aussi coordonnateur en santé au travail, a voulu en savoir plus sur cette substance en raison des nombreux travailleurs qui ont développé des problèmes respiratoires ou neurologiques plus tard dans leur vie.

C’est le cas du père de Janice Martell. Celle-ci recueille depuis cinq ans des données sur la santé des mineurs du Nord de l’Ontario qui ont été exposés à la poudre.

Des études précédentes ont fait des liens entre les nanoparticules, de n’importe quelle substance, avec des risques pour la santé, surtout si elles sont inhalées, explique M. Zarnke.

Il s’agit notamment d’études sur les particules de gaz d’échappement des moteurs diesel, qui constituent également un problème de santé actuel dans le secteur minier.

Avec les nanotechnologies de nos jours, vous savez que cela fait entrer la poudre McIntyre dans l’arène avec beaucoup de ces études plus récentes qui examinent les effets des nanomatériaux sur la santé, affirme le chercheur.

Plus un secret

Janice Martell a maintenant l’impression que son travail pour découvrir la vérité était justifié.

Elle est particulièrement heureuse pour les hommes qui ont été exposés à la poussière d’aluminium et pour leurs proches.

[Je peux] retourner voir les mineurs, les travailleurs des mines et leurs familles et leur dire : “Ce n’est plus un sale petit secret quelque part qu’ils balaient sous le tapis”, confie-t-elle.

[Je peux] leur fournir des réponses sur ce à quoi leur être cher ou eux-mêmes ont été exposés.

Janice Martell, fondatrice du McIntyre Powder Project

M. Zarnke indique que la prochaine phase de la recherche comprendra des études biologiques pour voir comment les cellules humaines réagissent à la poudre McIntyre.

Andrew Zarnke et Janice Martell pose pour une photo devant un escalier.

Andrew Zarnke et Janice Martell seront à Elliot Lake le 23 septembre pour tenir une séance d'information publique.

Photo : CBC/Angela Gemmill

Nous utilisons donc maintenant l’information contenue dans cette nouvelle publication pour formuler des hypothèses sur les mécanismes biologiques et les effets possibles sur la santé, avance-t-il.

L'article de M. Zarnke est disponible en ligne sur le Journal of Occupational and Environmental Hygiene. Il sera publié dans le numéro de novembre de la revue.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Métaux et minerais