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Armes d'assaut : Boufeldja Benabdallah applaudit les engagements libéraux

Boufeldja Benabdallah

Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Le président du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Boufeldja Benabdallah, se réjouit d’entendre le Parti libéral du Canada s’engager à bannir les armes d’assaut s’il obtient un deuxième mandat.

Je suis très heureux. Le CCIQ est très content que cette décision ait été prise et c’est pour le bien de notre société, commente celui qui milite en faveur d’une telle interdiction depuis la tuerie de la grande mosquée de Québec en janvier 2017.

Il rappelle qu’Alexandre Bissonnette aurait pu faire beaucoup plus que six morts ce soir-là.

Il avait une arme d’assaut, si son arme ne s’était pas enrayée, il aurait tué les 35 rescapés, plaide-t-il.

Selon les engagements du premier ministre sortant Justin Trudeau, les libéraux retireraient les armes d’assaut de la circulation avec un programme de rachat obligatoire sur deux ans. Les AR-15, utilisés dans plusieurs tueries de masse récentes, serait aussi visé par cette mesure.

J’ai toujours tapé sur le même clou. Les armes d’assaut ne sont pas des armes qui doivent circuler. On n’est pas en guerre ici et c’est destructeur de vie.

Boufeldja Benabdallah, président du CCIQ

Selon Boufeldja Benabdallah, les armes d’assaut ne sont rien d’autre que des armes de guerre. Un plaidoyer qu’il a répété après la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande, notamment auprès de Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique.

Je l’ai supplié de passer à l’action, d’interdire les armes d’assaut, les armes de poing et les trucs militaires connexes.

Les armes de poing

Sans vouloir faire ombrage à ce qu’il appelle un immense pas vers l’avant, le président du CCIQ aurait toutefois aimé que les libéraux s’engagent aussi à bannir les armes de poing.

Le parti de Justin Trudeau a plutôt choisi d’aider les municipalités à légiférer en la matière si elles le désirent.

Pour les armes de poing, il a balayé devant la porte des municipalités, critique Boufeldja Benabdallah. Je trouve ça regrettable parce qu’il aurait pu faire d’une pierre deux coups.

Il dénonce aussi au passage la position du Parti conservateur. Andrew Scheer estime que la meilleure façon de réduire la violence liée aux armes à feu est de s’attaquer plus durement au crime organisé.

Les libéraux ont eu le courage. Probablement qu’ils vont perdre des votes [dans les circonscriptions rurales]. Les conservateurs gardent la même position, ils se fichent de la société. C’est regrettable, analyse Boufeldja Benabdallah.

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