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La pêche à la truite de mer prend fin plus tôt que prévu

Une truite de mer

Une truite de mer

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les pêcheurs de truite de mer ont dû retirer leurs lignes de l’eau un mois plus tôt que prévu sur la rivière à Mars. Les biologistes du ministère de la Faune et l'organisme Contact Nature ont pris cette décision en raison du faible nombre de géniteurs dans la rivière.

Depuis le début de la saison, 280 truites ont franchi la passe migratoire aménagée par l'organisme Contact Nature, alors que le seuil fixé pour assurer le maintien de la population de truites est de 440.

Chez Contact Nature, on ignore la cause de ces faibles montaisons vers les frayères en amont, les pires depuis cinq ans. Des analyses sont en cours avec les chercheurs de l'UQAC, entre autres, pour tenter de trouver une explication et surtout mieux comprendre la dynamique de population de la truite de mer dans la rivière.

Pour l'instant, il fallait protéger la ressource pour éviter de devoir prendre des mesures encore plus restrictives dans l'avenir.

C'est le souhait de personne qu'on en arrive là, mais le souci c'est aussi au niveau de la saine population. Tout va être analysé et on va faire confiance aux données puis avoir les meilleures actions possible, soutient le directeur général de Contact Nature, Marc-André Galbrand.

Spécialiste de la pêche, Rémi Aubin estime que la décision prise par les biologistes du ministère de la Faune et les gens de Contact Nature est la bonne.

Il constate que les captures de truites de mer du Saguenay et de ses tributaires sont en baisse depuis plusieurs années. Le poisson a déserté des ruisseaux qu'il remontait autrefois en abondance pour le frai. Difficile d'en connaître les causes. Est-ce la baisse du niveau d'eau de plusieurs ruisseaux, la hausse des températures ou l'arrivée d'espèces concurrentes, comme le bar rayé? Rémi Aubin l'ignore. Raison de plus, selon lui, pour élargir les études sur cette espèce prisée des amateurs de pêche.

On va devoir, dans les prochaines années, étudier l'ensemble des cours d'eau, pas seulement quelques rivières, mais l'ensemble des cours d'eau de Jonquière jusqu'au Bas-Saguenay pour voir est-ce qu'il y a encore des montaisons de truites de mer qui se font? Est-ce que c'est possible d'aménager des frayères? Pourquoi ces cours d'eau là sont rendus pratiquement à sec? Je pense qu'il y a un travail à faire pour préserver ce qu’il reste, mentionne Rémi Aubin.

La bonne nouvelle, c'est que d'autres espèces appréciées des pêcheurs se portent mieux comme le saumon dont les montaisons étaient en hausse dans la rivière à Mars cette année.

D’après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Chasse et pêche