•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le véritable Pic de la tête de chien sera à nouveau accessible en 2021

La Sépaq prévoit aménager des trottoirs de bois en bordure de la falaise.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Gilles Munger

Le sentier vedette du Parc national des Monts-Valins au Saguenay fait l'objet d'une cure de rajeunissement de 250 000 $. L'un des objectifs de ces travaux est de redonner l'accès à un secteur écologique exceptionnel à une telle latitude : le Pic de la tête de chien.

Il s'agit d'un immense cap rocheux, un milieu arctique-alpin situé à 600 mètres d'altitude et causé par une série de feux de forêt qui sont passés à courte intervalle il y a longtemps. On y retrouve des plantes habituellement plus au nord comme l'airelle des marécages et la verge d'or alpine.

Ces plantes-là poussent dans un milieu qui est fragile, qui est sensible. On est pratiquement juste sur le minéral... Les racines sont très exposées et sont tout le temps au vent dominant.

Ariel Ferland, technicien en milieu naturel
Vue aérienne du Pic où le journaliste et son guide apparaissent tout petit.

Le Pic de la tête de chien est un cap rocheux de 300 mètres de haut qui était interdit aux randonneurs depuis une vingtaine d'années.

Photo : Société des établissements de plein-air du Québec

En raison de cette fragilité, 300 mètres du sentier du Pic de la Tête de chien avaient été fermés aux randonneurs il y a une vingtaine d'années. Comme la végétation a repris sa place et que le secteur est majestueux, la Société des établissements de plein-air du Québec se prépare à rouvrir le secteur à l'été 2021, grâce à un trottoir de bois et un belvédère.

Si les gens marchent sur un support qui est vraiment le bois, tout ce qui est alentour et même en dessous, ceux qui ont moins de lumière, vont être capable de bien pousser, précise Ariel Ferland.

Autres travaux

D'ici là, presque la moitié du sentier de 4 km fera l'objet de travaux. Il faut déplacer des tronçons mal drainés et construire des trottoirs de bois et des escaliers.

Des endroits, c'est des interventions plutôt minimes, dans les relocalisations de certains tronçons, on les améliore, on va chercher de nouveaux points de vue.

François Guillot, directeur du Parc national des Monts-Valin

Le sentier vedette est fréquenté par près de 20 000 randonneurs par année, soit plus de la moitié des 36 000 visiteurs du parc.

Saguenay–Lac-St-Jean

Protection des écosystèmes