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La communauté de Petit-Matane inaugure le nouveau gymnase de l’école Saint-Victor

Des enfants et des adultes dans un gymnase.

Environ 130 personnes ont participé à l'inauguration du gymnase de l'école primaire Saint-Victor.

Photo : Radio-Canada

Michaële Perron-Langlais

L’inauguration du gymnase de l’école primaire Saint-Victor marque la fin d’une longue saga pour la population de Petit-Matane. Pendant une dizaine d’années, la communauté s’est battue pour obtenir un nouveau bâtiment où les enfants pourraient faire de l’activité physique.

La centaine d’élèves de l’école Saint-Victor utilisent le nouveau gymnase depuis l’automne dernier. La cérémonie d’inauguration de vendredi marque donc la toute dernière étape dans ce dossier.

C’est ni plus ni moins que la concrétisation d’un grand rêve, souligne le commissaire scolaire et parent d’élève, Pierre-Luc Morin. C’est une journée que je n’aurais manqué pour rien au monde.

Environ 130 personnes ont assisté à l’événement, incluant les élèves, le personnel de l’école, des parents, des représentants de la commission scolaire et des élus.

Une douzaine de personnes devant un ruban qui s'apprête à être coupé.

Des représentants de la Commission scolaire des Monts-et-Marées et de l'école Saint-Victor ainsi que des parents et des élus de la région ont inauguré le nouveau gymnase.

Photo : Radio-Canada

Un parcours parsemé d’embûches

Des demandes pour la construction d’un gymnase à l’école Saint-Victor avaient été formulées il y a plus de dix ans, mais c’est en 2012 que la population de Petit-Matane commence à insister davantage.

À partir de cette année-là, les élèves doivent se rendre à l’ancienne école secondaire Marie-Guyart, à une dizaine de kilomètres de l’école Saint-Victor. Le sous-sol de l’église voisine, qui était utilisé auparavant, n’est plus accessible en raison du mauvais état du bâtiment.

Les enfants doivent alors prendre l’autobus pour aller faire du sport. Maud Comtois, dont les trois enfants fréquentent l’école primaire de Petit-Matane, se souvient de cette époque.

Quand mon garçon a commencé la maternelle et qu'il allait en éducation physique, il appelait ça ses cours d'autobus, parce qu'il passait beaucoup plus de temps en autobus. Maintenant, ce sont des cours d'éducation physique.

Maud Comtois, mère de trois élèves

Malgré les demandes répétées des parents et de la communauté, le gouvernement du Québec a refusé de financer la construction d’un nouveau gymnase pendant plusieurs années, parce que la distance entre les deux bâtiments respectait les normes en vigueur.

En 2015, alors qu’Yves Bolduc était ministre de l’Éducation, la population croyait être près du but, raconte la directrice générale de la commission scolaire des Monts-et-Marées, Marthe Émond. M. Bolduc était venu nous visiter et surprise générale : le soir même, avec des parents, il nous avait dit : “Vous allez avoir votre gymnase”, se souvient-elle. Malheureusement, M. Bolduc n’a pas gardé le ministère de l’Éducation.

C'était donc retour à la case départ. Malgré les embûches, abandonner n’a toutefois jamais été une option, selon Pierre-Luc Morin.

Il y a plusieurs fois où on s’est fait dire non, mais on ne l’acceptait pas. On reprenait la balle au bond. On la lançait plus fort, on la lançait plus haut, et on est ici aujourd’hui.

Pierre-Luc Morin, commissaire scolaire et parent

C’est finalement en 2017 que la province accorde 2,7 millions de dollars pour ce projet.

Les élèves profitent aujourd’hui d’un gymnase neuf équipé de la plateforme interactive Lü. Ce système de projection vidéo offre des jeux interactifs qui permettent, par exemple, d’allier les mathématiques et le sport.

Une réussite qui pourrait faire boule de neige

Pendant des années, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, a soutenu les gens de Petit-Matane dans leurs démarches. Son apport a d’ailleurs été souligné par plusieurs personnes lors de l’inauguration du gymnase.

Le député a profité de l’événement pour annoncer son intention d'entreprendre des démarches pour la construction de gymnases ailleurs dans la région. Tous les enfants de cette commission scolaire et de notre région méritent un gymnase de cette qualité, dit Pascal Bérubé. Celui-là, il existe, il est réel, il est magnifique, mais on en a d'autres en tête pour les enfants d'au moins six autres municipalités et on se met déjà au travail.

Les six écoles ciblées sont situées à Baie-des-Sables, Saint-Damase, Saint-Léandre, Saint-Luc, Saint-Adelme et Saint-Noël.

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