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Les municipalités du Témiscamingue et de l'Ontario combattent le cladocère épineux

Trois personnes posent à côté d'un panneau rouge sur le bord d'un lac.

Des employés de l'Organisme de bassin versant du Témiscamingue ont installé un panneau à Saint-Bruno-de-Guigues afin de prévenir la prolifération du cladocère épineux.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Radio-Canada

Les municipalités du Témiscamingue et même de l’Ontario se mobilisent contre l’apparition du cladocère épineux dans le lac Témiscamingue et installent des panneaux d'avertissement.

Des panneaux de sensibilisation, conçus par l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue, ont été installés dans huit municipalités.

Le cladocère épineux est presque invisible à l’œil nu. Cependant, il suffit d’un seul spécimen pour contaminer un nouveau plan d’eau.

Trois cladocères épinaux sont prisonniers d'une éprouvette.

Le MFFP a confirmé la présence du cladocère épineux dans le lac Témiscamingue au mois de mai.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

C’est pourquoi l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) redouble d’efforts pour sensibiliser la population à cette espèce envahissante.

L’organisme croit aussi que les municipalités ont un rôle à jouer.

Il y a plusieurs points d’accès à l’eau qui sont municipaux autour du lac et c’est à ces points d’accès là qu’on vient installer des pancartes. Les municipalités, elles comprennent que c’est dans l’intérêt de leur population d’éviter d’en avoir trop. Elles souhaitent mettre en place des stations de lavage, rapporte le directeur général par intérim de l'OBVT, Yves Grafteaux.

Déjà depuis quelques mois, l'équipe de l'OBVT demande aux plaisanciers de laver leur embarcation avant et après leur présence à l’eau.

Des municipalités s'affichent jusqu'en Ontario

À St-Bruno-de-Guigues, on a installé un panneau vendredi, tout près de la rampe de mise à l’eau.

« Je me ferai un devoir de collaborer (avec l’OBVT) et aussi d’en informer les gens que je côtoierai et la population sur ces petites bestioles qui ont envahi notre lac », affirme la mairesse, Carmen Côté.

Pour la première fois, l’OBVT a établi un partenariat avec l’Ontario. En effet, le lac Témiscamingue, d'environ 300 kilomètres carrés, touche la province voisine.

Quatre personnes tiennent des panneaux rouges donnant des instructions pour nettoyer les embarcations avant et après l'avoir mise à l'eau.

Des affiches seront installées sur la rive du lac Témiscamingue à New Liskeard.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

À New Liskeard, les élus désirent aussi contribuer à stopper la propagation de cette espèce aquatique envahissante.

Le gestionnaire des biens physiques de Temiskaming Shores, Mitch Lafrenière, avoue que la ville n’était pas aux faits de cette problématique dans le lac Témiscamingue.

Je pense qu’avec les enseignes ça va aider beaucoup ici, au niveau local. Il va falloir faire une éducation plus grande pour la région de l’Ontario, que les gens soient au courant de ce qui se passe, croit-il.

En tout, 17 panneaux de sensibilisation seront distribués sur le territoire, dont 6 en Ontario.

Abitibi–Témiscamingue

Protection des écosystèmes