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Les objets connectés transmettent des données sur les habitudes de leurs propriétaires

Une télécommande et un téléviseur intelligent.

La majorité des appareils testés collectent des informations telles que les habitudes d’utilisation, les données de localisation et l’adresse IP de leurs propriétaires.

Photo : getty images/istockphoto / DmitriMaruta

Radio-Canada

La plupart des appareils connectés envoient régulièrement des données comportementales de leurs utilisateurs et utilisatrices à des tiers, révèle une étude collaborative entre Northeastern University et Imperial College London.

L’équipe de recherche des deux universités a testé 81 objets appartenant à l’internet des objets, dont des sonnettes, des réfrigérateurs, des télévisions et des haut-parleurs intelligents fabriqués par des entreprises comme Google et Roku.

Elle a constaté que la majorité d’entre eux, soit 72 des 81 appareils testés, collectent des informations telles que les habitudes d’utilisation, les données de localisation et l’adresse IP de leurs propriétaires et les envoient à leurs partenaires, qui sont souvent des géants du web comme Amazon.

Le rapport explique notamment que la quasi-totalité des télévisions intelligentes testées ont communiqué avec Netflix même si elles n’étaient pas configurées avec un compte du service de diffusion vidéo en continu. Une des caméras de surveillance testées a même transmis des informations à 52 adresses IP différentes.

Cette transmission de données permettrait à une entreprise détenant des informations sur une importante partie des appareils dans un foyer de dresser des profils d'utilisateurs et utilisatrices qui serviraient à alimenter des algorithmes fondés sur des données, comme de la publicité ciblée, peut-on lire dans le rapport.

L’équipe de recherche souligne que les personnes se servant de ces appareils ne sont pas au courant que leurs données sont divulguées et réclament davantage de transparence des fabricants. 

Notre étude est la première de ce qui sera sans doute une longue lignée de recherche qui permettra aux consommateurs et consommatrices de mieux appréhender – et mieux contrôler – les données qui sont exposées par leurs appareils connectés, a mentionné le coauteur de l’étude, David Choffnes, en entrevue au site web Motherboard.

Il a d’ailleurs été démontré à plusieurs reprises que les objets connectés sont vulnérables aux pirates, notamment parce que plusieurs d’entre eux sont mal protégés. Souvent, les codes utilisateurs et mots de passe par défaut sont programmés par les fabricants et sont les mêmes pour tous les appareils d’un même modèle. Les personnes qui les achètent ne les changent pas manuellement alors qu’elles devraient le faire.

David Choffnes conseille au public de choisir des technologies inintelligentes s’il a la protection de ses données à cœur et surtout d’éviter les produits équipés de microphones et de caméras.

Avec les informations de Motherboard, et ZDNet

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