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L’appât de demain développé dans les Maritimes

Pour attirer le homard, les pêcheurs doivent souvent importer de l'appât d'Asie ou d'Europe.

Photo : Getty Images / JS Photog

Radio-Canada

Devant la rareté grandissante du hareng et du maquereau canadien, un appât de rechange, développé et produit dans les Maritimes, pourrait bientôt remplacer le poisson dans les casiers à homard des pêcheurs.

Puisque les stocks de poisson de fourrage ont diminués depuis 20 ans, une chute de la ressource attribuée à la surpêche, aux changements climatiques et aux prédateurs comme le phoque, de nombreux pêcheurs se tournent vers des appâts importés d’outre-mer, notamment du Japon.

Des chercheurs de chez Homarus inc., un organisme de recherche et développement à but non lucratif créé par l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), se sont donné pour mission de développer un appât de remplacement qui serait fabriqué à base de déchets de poisson. Le déclin de la ressource a donné une poussée au projet.

Un produit gris sort en spaghettis d'un tuyau.

Le hareng et le maquereau se faisant rares, on cherche à développer un nouvel appât pour les pêcheurs commerciaux.

Photo : Radio-Canada

Parmi les défis principaux, il fallait trouver une recette qui allait plaire au homard et l’attirer. La gélatine a été le premier agent utilisé, mais les homards n'ont pas aimé.

Homarus devait aussi créer un produit d’une certaine densité qui ne se dissout pas trop rapidement dans l'eau.

Gisèle Lévesque assise pour une entrevue à la télévision.

Gisèle Lévesque, directrice générale d'Homarus

Photo : Radio-Canada

La recette qui a été privilégiée est un secret bien gardé par Homarus, indique Gisèle Lévesque, la directrice générale du groupe. Les années de recherche semblent avoir porté leurs fruits.

Des pêcheurs de différentes régions ont testé le produit et la production semble aller bon train à l’usine McGraw Seafood, à Tracadie au Nouveau-Brunswick.

Un mélange gris est distribué dans des cases.

Ces lingots de résidus de poisson pourraient bientôt valoir leur pesant d'or, espère Homarus.

Photo : Radio-Canada

Homarus souhaite pouvoir produire ces appâts à grande échelle et les vendre aux entreprises. Notre objectif d'ici Noël est de 350 000 livres, pour ensuite avoir un objectif de production d’un million de livres d'appât alternatif, dit Mme Lévesque.

D’après le reportage de Sophie Désautels

Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches