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La lutte dans la circonscription de Louis-Hébert vue par des électeurs

Une carte avec le périmètre de la circonscription de Louis-Hébert

La circonscription de Louis-Hébert

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Fanny Samson

Certaines luttes s’annoncent serrées dans des circonscriptions de la grande région de Québec. Dans Louis-Hébert, le siège à la Chambre des communes se disputera entre les libéraux et les conservateurs. Radio-Canada a discuté avec les citoyens pour entendre leurs préoccupations.

Sur les 11 circonscriptions de la grande région de Québec, Louis-Hébert est l'une des deux détenues par le Parti libéral du Canada (PLC).

Le député sortant, Joël Lightbound, se présente pour un second mandat. Son adversaire du Parti conservateur du Canada (PCC), Marie-Josée Guérette, se trouve non loin derrière dans les sondages.

Selon le site Too Close to Call qui compile les données de tous les coups de sonde publiés dans les grands médias, la conservatrice a 5 points de pourcentage de moins que le libéral dans les intentions de vote, en date du 21 septembre.

Une simple promenade près de l'avenue Maguire, dans l'arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, démontre que les libéraux et les conservateurs ont installé une quantité plus importante d'affiches que leurs adversaires.

Le candidat Christian Hébert portera les couleurs du Bloc québécois, Macarena Diab celles du Parti vert (PV), Jérémie Juneau celles du Nouveau Parti démocratique (NPD) et le nouveau parti de Maxime Bernier, le Parti populaire du Canada (PPC), est représenté par Daniel Brisson.


Voter pour un candidat

Jacques Brochu se tient debout dans un parc avec un pinceau à la main.

Jacques Brochu est retraité. Il habite dans la circonscription de Louis-Hébert depuis de nombreuses années.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Près du parc de Bergerville, Jacques Brochu peint des jardinières en bois, vêtu d'un chandail de l'équipe Lightbound. Le retraité affirme d'entrée de jeu que son choix n'est pas encore fait en vue des élections du 21 octobre. C’est parce que le gilet est beau, dit-il en riant.

Il admet ensuite connaître le jeune député libéral. J’ai voté libéral pour le type, j’ai voté Joël Lightbound, mais il se serait présenté pour le Parti hippopotame, j’aurais voté Joël pareil, ajoute-t-il.

Celui qui a déjà voté pour le parti de René Lévesque préfère voter pour le candidat plutôt que pour un parti.

Même si les enjeux actuels ne semblent pas le préoccuper, il en profite tout de même pour faire des blagues. Après ils vont m’engager pour peinturer le pont de Québec au pinceau, dit-il, faisant ainsi référence à une promesse électorale de Justin Trudeau.


S'abstenir

Simon Tardif est assis devant des fleurs.

Simon Tardif ne vote plus depuis plusieurs années.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Simon Tardif attendait l'autobus à notre arrivée. Sa première réponse a été de nous avertir qu'il ne vote plus depuis des années.

Je ne suis pas les médias, aucun, je ne regarde pas la télé, je ne lis pas les journaux, je n’écoute pas la radio. Je ne suis jamais au courant de ce qui se passe. Je vois les panneaux et c’est tout, dit-il.

Pour moi, la politique c’est quelque chose qui est déjà décidé d’avance.

Simon Tardif

Ce qu'il va faire le 21 octobre? Je vais sûrement faire autre chose qu’aller voter.


L'environnement, une priorité

L'affiche du parc Bergerville.

Le parc Bergerville, dans l'arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Dans le parc Bergerville, Elizabeth Paré joue avec sa fille qui apprend à utiliser la balançoire. Elle a quitté Montréal pour s'installer à Québec il y a quelque mois seulement. Sa principale priorité dans le cadre de ce scrutin : l'environnement.

Je trouve que ça fait longtemps qu’on devrait s’en occuper un petit peu plus. Et ça commence un petit peu à se parler, mais je pense que le besoin est criant, souligne-t-elle.

Même si elle ne connaît pas la candidate du Parti vert de sa circonscription, c'est cette formation politique qui aura son vote.

Par principe, je vais voter vert, j’ai toujours voté NPD par le passé, mais je pense qu’ils se sont éloignés de leurs valeurs de base. Je pense que le Parti vert c’est le choix le plus raisonnable, ajoute-t-elle.

Elizabeth Paré précise qu'elle a dû se rendre sur le site du PVC pour connaître le nom de sa candidate, étant donné qu'elle n'a vu aucune affiche.


Aider un parti politique

Denis Gravel est devant son vélo sur l'avenue Maguire.

Denis Gravel a décidé de devenir bénévole pour le Parti vert du Canada.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Denis Gravel revient au pays après 18 ans à l'étranger où il travaillait en tant qu'ingénieur sanitaire dans des pays pauvres. Je redécouvre les plaisirs de la démocratie, dit-il d'abord.

Je suis venu en vélo et je viens installer des pancartes pour le Parti vert.

Denis Gravel

Le Parti vert sera d'ailleurs peut-être plus présent dans la circonscription de Louis-Hébert puisque M. Gravel a décidé de faire du bénévolat pour la formation politique. Ce que les autres appellent la retraite, moi j’appelle ça la récolte.

L'environnement est pour lui l'enjeu numéro un de cette campagne électorale. Il a d'ailleurs troqué son véhicule pour un vélo.

Selon lui, le gros défi, c'est l'ignorance. L'ignorance alimente beaucoup de mensonges, de désinformation, et ça c’est assez triste à voir, et je pense qu’on est en danger en termes de démocratie, déplore-t-il.

Québec

Politique fédérale