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Nouvelle identité pour Centraide dans l’est ontarien

Le logo de Centraide de l'Est de l'Ontario.

La création de Centraide de l'Est de l'Ontario permettra, selon l'organisme, d'amasser plus d'argent et de diminuer les frais administratifs.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Denis Babin

Centraide de Prescott et Russell, d’Ottawa, ainsi que des comtés de Lanark et de Renfrew n’est plus, vive Centraide de l’Est de l’Ontario. Au-delà de l’aspect symbolique de ce changement de nom, qu’est-ce que cela signifie pour les organismes communautaires financés par cette nouvelle entité ?

Cette question, Nathalie Lévesque, présidente du Regroupement Autisme Prescott-Russell (RAPR), un organisme qui offre des programmes aux personnes avec un trouble du spectre de l’autisme, se l’est posée.

Le sujet est loin d’être anodin, car Centraide constitue la principale source de financement du RAPR qui dispose annuellement d’une enveloppe budgétaire totale d’environ 30 000 $ pour mener à bien ses activités.

Centraide […], c’est un partenaire en or […] qui permet la survie de nos programmes, parce qu’il nous offre de bons montants d’argent. […] Au début, [quand] j’avais entendu [parler de la fusion des quatre bureaux de Centraide en 2017], j’étais inquiète. Est-ce que nous, [la région de] Prescott-Russell, nous allons être négligés ?, s’est demandée la présidente du RAPR.

D’entrée de jeu, le président du comité consultatif de Centraide Est de l’Ontario, Denis Vaillancourt, se fait rassurant : l’objectif de l’amalgamation des quatre unités régionales doit permettre d’investir plus d’argent des donateurs dans les appuis communautaires et de réduire les frais administratifs de l’organisation philanthropique.

Dans le cas de l’unité Prescott et Russell, […] nous n’avions pas toutes les ressources pour accompagner [et solliciter] les donateurs. [Avec la fusion], ça nous donne tout un service administratif en arrière-plan, indique Denis Vaillancourt.

Selon la directrice régionale de Centraide Est de l’Ontario pour le territoire de Prescott et Russell, Agata Michalska, la fusion permet à l’organisation d’élargir son mandat en intégrant de nouvelles initiatives à celles déjà existantes.

Agata Michalska et Denis Vaillancourt discutent dans un bureau.

Agata Michalska, directrice régionale de Centraide Est de l’Ontario pour le territoire de Prescott et Russell, et Denis Vaillancourt, président du comité consultatif de Centraide Est de l’Ontario.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Un exemple concret : la réalisation d’un profil des personnes âgées vulnérables dans la région d’Ottawa qui a été dévoilé en février dernier.

Ce projet, explique Mme Michalska, a notamment permis à Centraide Est de l’Ontario de mettre en valeur sa capacité de recherche.

[Avec cette capacité de recherche], on a pu […] savoir où sont vraiment nos personnes âgées vulnérables, quelles sont les caractéristiques de ces personnes-là, qu’est-ce qui les rend vulnérables par rapport à d’autres qui sont très bien chez elles, ajoute-t-elle.

Assurer un service en français et en personne

Mais attention, tient à préciser Denis Vaillancourt, la création de cette nouvelle entité ne s’est pas faite à n’importe quelle condition.

Dans un premier temps, la fusion des quatre unités a suscité, dans la région à majorité francophone de Prescott et Russell, une crainte de perte d’identité.

Denis Vaillancourt, ancien président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, s’est fait un devoir de rappeler à ses collègues des trois autres unités l’importance du français au sein de la nouvelle entité.

Il ne faut pas présumer que le [donateur] francophone comprend l’anglais. On doit servir en français, indique-t-il.

Autre condition indispensable : Centraide voulait assurer une présence physique dans chacune des régions regroupées.

Une direction régionale a donc été maintenue dans chacun des territoires.

Mais encore plus important, les dons recueillis dans une région donnée devaient être redistribués dans celle-ci, d’où l’introduction du concept 100 % local.

Ce principe-là, ça a été le fondement de l’amalgamation. [L’argent] perçu localement demeure [dans Prescott et Russell], indique Denis Vaillancourt.

Ces garanties ont eu pour effet de dissiper les doutes exprimés initialement par les organismes bénéficiaires.

Au niveau administratif, si ça coûte moins cher […], bien […] ce sont les […] personnes à besoins qui vont en bénéficier davantage, conclut Nathalie Lévesque.

Ottawa-Gatineau

Engagement communautaire