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La Sépaq mise en demeure par le syndicat des employés

Des manifestants qui brandissent des drapeaux.

Une grève est prévue du 21 au 26 septembre dans plusieurs établissements de la Sépaq. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Alexandre Duval

Pour une deuxième fois depuis juillet, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) est visée par une mise en demeure. Le syndicat des employés craint que la Sépaq ait recours à des briseurs de grève. Un débrayage est prévu pour samedi dans 14 établissements.

Selon la missive que les avocats du syndicat ont envoyée vendredi midi, l'employeur « s'apprête à poser des gestes en violation flagrante des dispositions anti-briseurs de grève contenues dans le Code du travail ».

Plus précisément, les avocats affirment que la Sépaq a demandé au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d'envoyer ses agents de protection de la faune pour faire le travail des employés qui seront en grève.

La mise en demeure avance aussi que la Sépaq a prévu utiliser des employés et des cadres d'établissement dont les activités sont maintenues afin qu'ils travaillent là où le débrayage est prévu.

Le syndicat indigné

« Ce qu'on se rend compte sur le terrain, c'est qu'il y a des gens qui débarquent, qui ne sont pas des personnes qui sont autorisées à effectuer du travail de nos membres qui [...] vont être en grève à partir de demain », s'indigne le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.

Pour nous, c'est clair que la Sépaq et également le ministre [Pierre] Dufour cautionnent l'utilisation de briseurs de grève à la grandeur des réserves fauniques.

Christian Daigle, président général du SFPQ
Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Photo : Radio-Canada

Des guides de chasse auraient aussi été embauchés par la Sépaq « pour aller donner du service sur le territoire » pendant la grève, selon M. Daigle.

Il enjoint au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs de s'engager « devant la caméra » à ce qu'aucun recours à des briseurs de grève n'ait lieu.

S'il ne suit même pas lui-même ses propres lois, où est-ce qu'on s'en va?

Christian Daigle, président général du SFPQ

L'attaché de presse du ministre, Carl Charest, a indiqué à Radio-Canada que le cabinet n'avait aucun commentaire à formuler pour l'instant. Il assure toutefois que « ni le ministre ni le ministère n'a formulé de directive en ce sens ».

Le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin, indique que son organisation ne va pas commenter chacune des allégations qui sont contenues dans la mise en demeure. Il a toutefois ajouté que la Sépaq agit dans les règles de l'art.

On va quand même réitérer que le plan de contingence que la Sépaq a mis sur pied pour garder l'accès au territoire, malgré le débrayage de la fin de semaine, est conforme au Code du travail, affirme-t-il.

Les agents de la faune confirment

Le président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Martin Perreault, confirme la version contenue dans la mise en demeure.

On a eu une information comme quoi il y aurait au moins une demande qui aurait été faite à notre niveau pour aller patrouiller dans les [établissements de la] Sépaq, dit-il.

Le mot d'ordre est toutefois très clair. Ses membres n'iront pas travailler à la place des assistants de protection de la faune pendant la grève.

On n'ira pas faire des patrouilles systématiquement pour couvrir les territoires de la Sépaq.

Martin Perreault, président, président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec

La grève prévue pour samedi touche quelque 500 employés sur les 2200 que compte la Sépaq. Les négociations pour le renouvellement de leur convention collective sont rompues depuis mercredi.

Les établissements qui seraient touchés par la grève sont :

Au début du mois de septembre, les employés de la Sépaq avaient rejeté l'entente de principe qui était survenue avec la partie patronale en juillet, à la veille des vacances de la construction.

Les augmentations de salaire prévues, soit 5 % sur 5 ans, étaient la principale source d'insatisfaction.

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