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Downton Abbey sur grand écran : le plaisir des retrouvailles sur fond de scénario faible

Affiche promotionnelle regroupant une vingtaines d'acteurs et d'actrices de la série télé.

«Downton Abbey» s'intéresse aux intrigues entre la famille Crawley et ses serviteurs.

Photo : ITV

Mélanye Boissonnault

CRITIQUE - La série télé britannique à succès revient après six saisons, et cette fois, sur grand écran. On retrouve la famille Crawley et ses domestiques en 1927, alors que le roi et la reine d’Angleterre s’invitent à Downton Abbey pour une visite éclair.

Après avoir séduit des millions de téléspectateurs à travers le monde, Downton Abbey prend d'assaut les salles de cinéma. Que vaut le long métrage réalisé par Michael Engler?

On y va pour renouer avec le faste de l’époque et des lieux

Le grand écran permet d’apprécier les décors et les costumes dans leurs moindres détails et la caméra nous offre même un survol du domaine dont la demeure n'est rien de moins que spectaculaire. Pour en mettre plein la vue, on trouvera même le moyen d’organiser, pendant cette visite royale qui ne dure que 24 heures ou à peu près, un dîner, une parade et un bal!

On n’y va pas pour le scénario…

Au cours de la série télévisée, on avait déjà offert aux inconditionnels plusieurs épisodes spéciaux de plus de 90 minutes, soit l’équivalent d’un long métrage. Cela dit, le scénario d’un film ne se construit pas comme celui d'un épisode. En ce sens, Downton Abbey au cinéma a souvent plus des allures de téléfilm que de long métrage, faute d’une courbe dramatique solide, même si l’opus offre plusieurs rebondissements. 

On y va surtout pour retrouver les personnages

Le plus grand plaisir de ce film consiste à retrouver les principaux personnages, autant ceux d’en haut (les nobles) que ceux d’en bas (les domestiques). Et comme les temps changent et qu’on doit bien s’adapter, même à Downton Abbey, il est particulièrement intéressant de suivre l’évolution des personnages féminins. De lady Mary, qui participe maintenant à la gestion du domaine, jusqu’à Anna, la femme de chambre qui est mêlée à plusieurs intrigues, les femmes prennent leur place et font évoluer l’intrigue, comme le domaine, vers une certaine modernité, et elles sont autant de témoins des conditions de l’époque.

Ottawa-Gatineau

Cinéma