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Édifice du Centenaire : le coût caché de l’annulation d’un projet d’infrastructure

Le chantier de construction d'un palais de justice à Fredericton.

13,05 millions de dollars avaient déjà été dépensés lorsqu'un grand projet de rénovation de l'Édifice du Centenaire et de construction d'un nouveau palais de justice attenant a été annulé par le gouvernement Higgs.

Photo : CBC/Shane Fowler

Radio-Canada

En arrivant au pouvoir l’an dernier, le gouvernement Higgs a notamment annulé l’important projet de rénovation de l’édifice du Centenaire, un immeuble gouvernemental au coeur de Fredericton. Or, ce qui était présenté comme une mesure d’économie pourrait être coûteux pour les contribuables à long terme.

Une étude gouvernementale obtenir par CBC estime que le gouvernement aurait réalisé des économies de 2,5 millions de dollars par année en rénovant cet imposant immeuble parce qu’il aurait pu y installer par la suite des fonctionnaires qui travaillent actuellement dans des bureaux loués.

Les fonctionnaires auraient pu être rapatriés à l’édifice du Centenaire à l’expiration des baux signés par le gouvernement, à partir de 2020, précisait cette étude, réalisée en 2015, sous l’ancien gouvernement libéral.

Ce serait une option économique, en tenant compte de la durée de vie de 40 ans de l’immeuble, précisait le rapport. Si l’édifice du Centenaire est rénové, la province pourrait se défaire de plusieurs baux de location coûteux.

Le projet faisait partie d’un plan plus vaste de rationalisation des espaces de bureaux gouvernementaux qui aurait permis à la province d’économiser 4 millions de dollars par année.

La réfection de l’édifice du Centenaire devait coûter 60 millions de dollars à l'origine. La somme aurait été amortie en 24 ans, grâce aux économies annuelles de 2,5 millions.

La réduction de la dette privilégiée

Le ministre des Transports et de l’Infrastructure Bill Oliver reconnaît que des économies à long terme ont été perdues, mais il affirme que l’objectif premier de son gouvernement, lorsqu’il a annulé le projet en décembre dernier, était de réduire la dette et d’éviter une diminution de la cote de crédit de la province.

C’est le court terme qui nous intéressait à ce moment-là. Nous voulions des économies immédiates. Nous voulions éviter que nos créanciers nous pénalisent.

Bill Oliver ministre des Transports et de l'Infrastructure

La province a dû payer 11 millions de dollars à court terme, en frais d’annulation. Le report de ce projet et d’autres a cependant permis au gouvernement Higgs de dégager 200 millions de dollars et de réduire la dette provinciale.

S’il n’avait pas agi ainsi, les agences de notation de crédit auraient peut-être réduit de la cote de la province, soutient le ministre, ce qui aurait coûté plus cher à la province en frais d’intérêt pour ses emprunts.

Le projet de rénovation de l’édifice du Centenaire et de construction d’un nouveau palais de justice à l’arrière de l’immeuble était déjà entamé lorsque les progressistes-conservateurs sont arrivés au pouvoir. Plus de 13 millions de dollars avaient déjà été dépensés.

En mai dernier, le gouvernement Higgs a publié un appel d’offres auprès du privé pour le réaménagement de l’immeuble. Une décision à ce sujet est prévue dans un proche avenir, selon le ministre Oliver.

Avec les informations de Jacques Poitras, CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale