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Edmonton veut des policiers mieux formés pour répondre aux troubles de santé mentale

Un policier est de profil à la caméra. Il porte un casque et un chandail d'uniforme noir. En arrière, quelques passants.

Mieux comprendre la santé mentale des personnes en crise peut réduire le recours à la force.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Radio-Canada

La police d'Edmonton veut renforcer la formation de ses agents pour qu'ils puissent mieux répondre quand ils sont appelés à rencontrer des gens en proie à des problèmes de santé mentale.

Selon le rapport sur l'usage de la force par la police présenté jeudi, les appels liés à la santé mentale figurent en deuxième position des situations menant à un usage de la force.

Au cours de la première moitié de 2019, les policiers ont utilisé la force à 86 reprises après des plaintes liées à la santé mentale.

Les interventions pour des agressions armées ont débouché sur 91 cas d'usage de la force. Elles figurent en première position dans la liste des interventions violentes.

La police parle d'usage de la force si les agents maîtrisent physiquement une personne, s'ils font pression sur ses articulations ou portent des coups, ou encore s'ils utilisent des armes à impulsion électrique.

Un bon rappel

Nous faisons du bon travail lors de la formation des nouveaux policiers, mais pour les agents déjà en poste, c'est un bon rappel des situations auxquelles nous faisons face , estime un inspecteur du service de la formation continue, Trevor Hermanutz.

Ce dernier ajoute que les policiers pourraient faire mieux pour apaiser les situations. Qu'est-ce qui fonctionne le mieux dans une situation particulière? Si ça réduit le besoin d'une intervention tactique, c'est ce que nous voulons, dit-il.

Selon lui, dans la plupart des interventions concernant la santé mentale des personnes, il est nécessaire de s'assurer que la personne ne se blesse pas elle-même ou blesse les autres personnes présentes.

Le chef de la police, Dale McFee, juge que les policiers devraient rafraîchir leurs connaissances dans ce domaine comme dans les autres.

L'effet positif des chiens

L'avocat Derek Anderson, dont certains clients souffrent de problèmes de santé mentale, juge qu'une meilleure formation pourrait changer la donne.

Il insiste en particulier sur l'usage de chiens policiers. Les gens qui sont en crise vont souvent mieux répondre à un chien policier qu'à un agent qui tente de les maîtriser, assure-t-il.

La police explique que la formation de ses agents s'améliore déjà et que cela se traduit aussi par une baisse du nombre des accusations d'entrave à la justice ou d'agression sur les membres des forces de l'ordre.

Alberta

Forces de l'ordre