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Ouverture partielle de l'école de Sainte-Paule : une occasion à saisir, selon le maire

Six jeunes suivent une formation en abattage manuel et débardage forestier.

Une classe de l'école de Sainte-Paule a été aménagée pour accueillir les six élèves.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes

La réouverture de la petite école de Sainte-Paule, le temps d’une formation pratique en foresterie, suscite de l’espoir. Le maire, Pierre Dugré, rêve de voir l'école ouvrir pour de bon.

L’École Val-Joubert est fermée depuis 2011. Mais elle ouvrira, le temps que six élèves en formation professionnelle en abattage manuel et débardage forestier terminent leur programme de 900 heures.

Le maire Dugré croit que cette formation est une occasion à saisir pour la communauté de 225 habitants. Il veut rouvrir l’école de façon permanente.

L'école est un bâtiment encore important pour la municipalité de 225 habitants.

L'École Val-Joubert, à Sainte-Paule, est fermée depuis 2011.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Pierre Dugré veut rencontrer la commission scolaire pour explorer les possibilités. On est quand même une petite population, mais on se rend compte présentement qu’il y a beaucoup de petites familles qui s’installent dans le secteur de Sainte-Paule. On parle de jeunes familles, on parle d’enfants en bas âge.

Le maire veut entrer en contact avec la commission scolaire pour connaître ses intentions au sujet de l'école de Sainte-Paule.

Le maire de Sainte-Paule, Pierre Dugré

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Ça amène de la vie dans une municipalité. On sait qu’il y a certaines choses dans une municipalité qui sont importantes. On parle d’une église, on parle d’un dépanneur dans une municipalité, mais on parle surtout d’une école pour les jeunes familles.

Pierre Dugré, maire de Sainte-Paule

La Commission scolaire des Monts-et-Marées ne ferme pas la porte à une réouverture de l’école primaire, mais ça ne sera pas facile.

Une pancarte, illustrant des enfants, rappelle aux automobilistes de ralentir. Il y est écrit : « Pensez à nous. Roulez tout doux.»

Le maire croit que l'arrivée de jeunes familles dans la communauté pourrait justifier l'ouverture de l'école, de façon durable.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La présidente, Céline Lefrançois, explique d'une part qu’il faut s'assurer d'un nombre minimum d’élèves pour plusieurs années. Il faut aussi trouver de l’argent, pour une mise aux normes du bâtiment et des locaux. C’est sans parler des employés qu’il faut recruter, et de la mise en place d'un service de garde.

Madame Lefrançois soutient que ça sera à la communauté d’élaborer un plan. Il y a beaucoup de questions, mais on peut être en mesure d’y répondre, ça dépend de l’étude, du rapport qu’on va nous faire.

Ce n’est pas simple, d’ouvrir une école, comme ce n’est pas simple de la fermer non plus. Il y a beaucoup de points à considérer.

Céline Lefrançois, présidente, Commission scolaire des Monts-et-Marées
Les parents et le maire en 2005.

En 2005, les parents et le maire de l'époque n'acceptaient pas la fermeture de leur petite école. Ils assistaient ici à une rencontre de la Commission scolaire.

Photo : Radio-Canada / archives

La résidente Nathalie Simard s'est battue pour maintenir l'école ouverte au début des années 2000, jusqu’à la fermeture complète en 2011.

La mère de famille croit que c'est à la communauté de se prendre en main.

Nathalie Simard s'est battue longtemps pour la survie de sa petite école au début des années 2000.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

À cette époque, ses efforts avaient été récompensés. Val-Jouvert était devenue une école consacrée à l’environnement et avait accueilli non seulement des enfants du village, mais aussi des localités avoisinantes. Toutefois, l'école avait dû fermer ses portes une dizaine d'années plus tard, faute d'élèves.

Aujourd’hui, madame Simard estime que si la Municipalité veut récupérer l'école, c'est aux familles concernées et aux élus de se manifester.Je pense que c’est à eux, parce que moi, je le voyais comme ça à l’époque. Pour moi, c’était important que mes enfants fréquentent l’école du village. Pour la survie du village.

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