•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’espion présumé de la GRC Cameron Ortis de retour en cour le 27 septembre

Un dessin de cour d'un homme blanc aux cheveux bruns.

Cameron Jay Ortis est accusé relativement à la Loi sur la protection de l'information.

Photo : Radio-Canada / Lauren Foster-MacLeod

Radio-Canada

L’ex-directeur général du renseignement de la GRC, Cameron Ortis, accusé d’avoir tenté de transmettre des secrets d’État à une puissance étrangère ou un groupe terroriste a brièvement comparu devant un tribunal d'Ottawa. Il sera de retour en cour le 27 septembre pour son enquête sur remise en liberté.

Vêtu d'une combinaison orange, Cameron Ortis a brièvement comparu vendredi matin devant le juge par vidéoconférence avant que ses avocats n'obtiennent du juge un report d'une semaine de l'audience pour prendre connaissance de l'ensemble de la preuve amassée contre leur client avant de demander une libération sous caution.

Nous avons discuté avec le procureur et il y aura d'autres divulgations [de preuves] au début de la semaine prochaine. Nous aurons donc besoin de temps pour examiner cela et discuter avec notre client de la procédure à suivre pour l'obtention d'une caution, a expliqué l'un des avocats de Cameron Ortis, Me Ian Carter.

Nous nous attendons à recevoir une partie de cette information au début de la semaine prochaine. Une fois que nous l'aurons examiné, nous serons en mesure de fixer une enquête sur le cautionnement.

Ian Carter, avocat de Cameron Ortis

Ortis et ses avocats devront par conséquent revenir devant le tribunal le 27 septembre prochain, pour la suite des procédures entourant l'enquête sur sa libération sous caution.

L’arrestation, la semaine dernière, du directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC a causé une véritable onde de choc au sein des agences de sécurité canadiennes, mais aussi chez leurs alliés internationaux.

L’homme de 47 ans, qui a été arrêté le 12 septembre dans le cadre d’une enquête de la GRC et du FBI, doit répondre à sept chefs d’accusation, dont communication non autorisée d'informations opérationnelles, abus de confiance et utilisation non autorisée d'un ordinateur dans le cadre de ses fonctions.

Certaines des accusations portées contre lui concernent des violations de la Loi sur la protection de l'information, laquelle est généralement invoquée lors de cas d’espionnage impliquant des puissances étrangères ou des groupes terroristes.

Selon l’acte d’accusation, les faits reprochés se seraient produits entre le 1er janvier 2015 et le jour de son arrestation.

S'il est reconnu coupable, Cameron Ortis risque une peine maximale de 14 ans de prison.

Au service de la GRC depuis 2007, Cameron Ortis est un spécialiste de l'Asie du Sud-Est, des infrastructures stratégiques et des robots numériques.

La sécurité du pays et de ses alliés en jeu

L’affaire est grave, selon la commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Brenda Lucki, qui a expliqué cette semaine qu’en vertu des postes qu'il occupait, Cameron Ortis avait accès à des informations très sensibles pour la sécurité nationale canadienne ainsi qu’à des renseignements provenant des alliés nationaux et internationaux de la GRC.

Selon des documents consultés par CBC News, les renseignements que M. Ortis s’apprêtait prétendument à partager avec une entité étrangère ou une organisation terroriste sont si vitaux pour la sécurité nationale du Canada qu’ils sont susceptibles de porter atteinte à la souveraineté et à la sécurité du Canada.

Les documents préparés pour les responsables de la sécurité au Canada consultés par CBC News révèlent aussi que l'arrestation de Cameron Ortis est liée une enquête sur Phantom Secure, une entreprise canadienne basée à Vancouver qui vendait des téléphones intraçables à de grands criminels partout dans le monde.

C'est l’arrestation du patron de Phantom Secure, Vincent Ramos, par la justice américaine, avec l'aide de la GRC, qui a permis aux policiers de remonter jusqu’à Cameron Ortis.

Prévention et sécurité

Justice et faits divers