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Le Guatemala rejoint les rangs des producteurs de cocaïne

Ils sont dans une forêt.

Des agents de la police nationale guatémaltèque procèdent au démantèlement d'un laboratoire de transformation de coca, à Izabal, le 19 septembre 2019.

Photo : Reuters par l'entremise de la Police Nationale Civile du Guatemala

Radio-Canada

Le Guatemala n'est plus seulement un arrêt sur le chemin des trafiquants de cocaïne en route vers les États-Unis. À la suite de la découverte, jeudi, de nombreuses plantations de coca et de laboratoires de transformation, le ministre de l’Intérieur a admis que le pays est désormais un producteur de cocaïne.

Les découvertes des autorités locales confirment ce que d’aucuns redoutaient : la production de cocaïne s'étend aujourd’hui au-delà des pays andins – Colombie, Venezuela, Équateur, Pérou et Bolivie –, où la feuille est traditionnellement cultivée, et se rapproche de son principal marché, les États-Unis.

Jusqu’à récemment, la culture de coca se faisait presque exclusivement en terrain bas, sur les pentes orientales des Andes ou dans les hautes terres de Colombie, du Pérou et de la Bolivie, avant d'être transportée vers le nord.

La découverte de ces plantations de coca et de ces laboratoires, situés dans différents endroits du pays, a été possible grâce à l’armée, à qui le gouvernement a récemment donné des pouvoirs d'urgence dans l'est du pays. Ce transfert de pouvoir était une réponse à l'assassinat de trois soldats, au début du mois, dans ce que le gouvernement a décrit comme une embuscade menée par les trafiquants.

Les plantations se trouvent dans des zones reculées des municipalités de Livingston, sur la côte caraïbe, et à El Estor, qui se trouve au bord d’un lac populaire auprès des touristes où les soldats ont été tués.

Les plantations étaient situées dans une zone montagneuse. Nous avons eu besoin de trois heures de marche pour les atteindre, a déclaré à Reuters le porte-parole de la police, Jorge Aguilar.

L'armée a trouvé deux autres plantations de plantes et de semences entre San Luis Peten et Chahal, dans l'est du Guatemala.

M. Aguilar a ajouté qu'il ne sait pas combien de territoire couvrent les plantations. L'année dernière, Reuters rapportait qu'une plantation « d'essai » d'un hectare contenant 75 000 plants de coca avait été découverte dans le pays.

Les nouvelles plantations contiennent 17 fois plus de plantes.

Les autorités ont refusé de se prononcer sur les groupes criminels impliqués.

Il tient une arme à feu.

Un agent de la police nationale guatémaltèque est photographié dans une plantation de coca.

Photo : Reuters par l'entremise de la Police Nationale Civile du Guatemala

Une mince contribution

Depuis l'annonce des pouvoirs d'urgence accordés à l'armée, 342 personnes ont été arrêtées. De plus, 57 motocyclettes, 38 autres véhicules et 52 armes à feu ont été saisis, tandis que deux laboratoires de traitement de la cocaïne ont été détruits, a indiqué la police dans un communiqué.

Le Guatemala est depuis longtemps un important pays de transit de la cocaïne. Les trafiquants y exercent une influence sur les partis politiques, notamment, et contrôlent certaines parties du territoire.

Malgré l'appui des États-Unis ainsi qu’un certain succès dans les opérations de saisies en mer, le Guatemala n'arrive pas à enrayer le trafic.

« À la suite de la découverte de ces narcolaboratoires et des différents champs de coca, le Guatemala devient un producteur de cocaïne, ce qui le place dans une situation totalement différente du point de vue de la sécurité régionale », a déclaré Enrique Degenhart, ministre de l’Intérieur.

Avec les informations de Reuters

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