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Profilage racial : La Police de Toronto collectera les données « sur la race »

Photo de deux policiers qui interrogent un homme dans la rue.

La nouvelle politique a été établie pour identifier, surveiller et éliminer un racisme systémique potentiel (Archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission des services de police de Toronto a approuvé une nouvelle politique qui ordonnera aux agents de commencer à rendre compte de la « race » des personnes impliquées dans certains échanges avec la police.

Dans un communiqué de presse publié jeudi, le service de police a déclaré que la nouvelle politique a été établie pour identifier, surveiller et éliminer un racisme systémique potentiel.

C'est un moment très historique, a déclaré Renu Mandhane, la commissaire en chef des droits de la personne de l'Ontario.

La nouvelle politique de collecte de données relatives aux personnes de couleur fait suite à une recommandation clé d'un rapport accablant de la Commission ontarienne des droits de la personne sur le profilage racial publié en 2018.

Le rapport a révélé que les personnes noires sont près de 20 fois plus susceptibles d'être abattues par des policiers de Toronto que les personnes blanches, bien qu'elles ne représentent qu'environ 9 % de la population.

À présent, le chef de la Police de Toronto, Mark Saunders, devra mettre en place une procédure de collecte, d’analyse et de communication publique des données basées sur la race, dans le but de lancer la première phase du projet d’ici janvier.

Renu Mandhane, commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne

Renu Mandhane, commissaire en chef de la Commission ontarienne des droits de la personne (Archives).

Photo : Radio-Canada

La première phase consiste à collecter ces données à partir des rapports sur le recours à la force, essentiellement lorsqu'un policier utilise la force ou affiche le déploiement de la force, comme tirer son arme, lors d'une interaction avec le public.

La commissaire Mandhane précise que la politique est axée sur la perception de l'agent pendant ces interactions.

On demandera à l'agent de remplir un formulaire indiquant ce qu'il pense être la race de la personne, a-t-elle déclaré.

Lorsque vous parlez de racisme, ce qui compte, c’est ce que croit un agent, et non ce que pourrait être la véritable race de la personne.

Renu Mandhane, la commissaire en chef des droits de la personne de l'Ontario

Notisha Massaquoi, coprésidente du comité consultatif sur la lutte contre le racisme de la Commission de services policiers de Toronto, a déclaré que la politique ne visait pas à changer la relation entre les policiers et les communautés de couleur.

Mais, selon elle, c'est un moyen de garder les policiers responsables de la façon dont ils abordent et s'engagent avec ces communautés.

Nous serons en mesure de surveiller cette relation. Nous exigerons également un rapport sur le succès de la politique mise en œuvre et sur l'évolution des relations, a-t-elle déclaré.

Un homme en conférence de presse

Le chef de la Police de Toronto, Mark Saunders, devra mettre en place une procédure de collecte, d’analyse et de communication publique des données basées sur la race, dans le but de lancer la première phase du projet d’ici janvier.

Photo : CBC

La Police de Toronto a par ailleurs annoncé jeudi son intention d'inclure également des comptes rendus sur les fouilles à nu.

Il s'agit d'un tournant dans l'histoire du service de police de Toronto, indique le communiqué de la police.

Notre travail aujourd'hui pour incorporer une approche antiraciste à nos politiques et procédures aura des impacts profonds et progressifs pour les générations à venir.

Avec les informations de CBC

Toronto

Forces de l'ordre