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Une occasion de plus de pratiquer son français à Thunder Bay

Gérard Boyer pose devant un tableau.

Selon Gérard Boyer, organisateur des Café-causeries au Centre francophone de Thunder Bay, plusieurs personnes ont exprimé le désir de pouvoir parler français plus régulièrement.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Miguel Lachance

Les francophones et francophiles de Thunder Bay sont invités à venir prendre un café et à discuter en français les jeudis en début de soirée, au Centre francophone de Thunder Bay. Le premier Café-causerie s’est tenu le 19 septembre.

Le projet est une initiative de Gérard Boyer, qui donne des cours de français, et de Renee Laakso, une nouvelle retraitée qui voulait trouver des occasions de parler français, en collaboration avec le Club culturel francophone (CCF).

M. Boyer raconte que depuis quatre ans, plusieurs de ses étudiants lui demandent : où est-ce qu’on peut parler français à Thunder Bay, en dehors des cours.

Il explique que l’Armée du Salut organise des Language Cafés les lundis après-midi, où ceux qui apprennent l’anglais ou le français peuvent pratiquer, mais que l’horaire ne convient pas nécessairement à tous.

Il y a aussi les activités du CCF et d’autres organismes francophones, mais M. Gérard croit qu’il y avait un besoin pour un autre type de rencontre, plus informelle.

On a décidé de faire un sondage. Je pense qu’on a interviewé une quarantaine de personnes et on s’est dit que les jeudis de 16 h à 19 h, ça irait.

Selon M. Boyer, le format et les thèmes de discussion seront à la discrétion des animateurs bénévoles.

Il souhaite rassembler un groupe de huit à dix bénévoles, ce qui engagerait chacun à être présent environ une fois aux deux mois.

La salle communautaire du Centre francophone est munie d’un écran et d’un projecteur, ce qui peut permettre par exemple de regarder les nouvelles, pour inspirer les discussions.

Gérard Boyer songe aussi à demander à des musiciens d’apporter leurs instruments.

Pourquoi les anglophones de Thunder Bay veulent-ils parler français?

Les participants au premier Café-causerie partagent tous un amour du français, peu importe leur niveau de maîtrise de la langue.

William Perry, un étudiant en droit, raconte de son côté que son intérêt pour le français s’est développé lors d’un séjour à l’Université McGill il y a 10 ans. J’avais commencé d’apprendre le français, donc c’est [la poursuite] de cet apprentissage.

À Thunder Bay il y a peu de personnes qui parlent français, donc c’est excitant d’avoir la chance de m’entourer de gens qui le parlent.

William Perry

Le français à Thunder Bay

Selon le recensement de 2016, il y avait à Thunder Bay environ 2200 personnes ont le français comme première langue officielle parlée, soit environ 2 % de la population.

Le nombre de personnes qui parlent français augmente à 8300 en comptant les anglophones bilingues.

William admet que d’être bilingue peut être un avantage pour sa carrière, mais affirme qu’il apprend le français avant tout pour élargir [son] esprit.

Il ajoute que cela lui permet aussi de mieux comprendre l’anglais, vu la présence dans cette langue de plusieurs mots provenant du français.

Brady Burns et William Perry discutent autour d'une table.

Brady Burns et William Perry étaient deux des participants du premier Café-causerie.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Pour d’autres, c’est souvent en raison d’un proche.

C’est le cas pour Brady Burns, qui a une petite amie francophone. Il a commencé à apprendre le français à l’école il y a une quinzaine d’années et a à cœur la promotion de la culture francophone.

De son côté, Patricia Renaud explique que son père était francophone, mais pas sa mère. Elle suit des cours depuis deux ans.

Les rencontres sont pour l’instant prévues jusqu’à Noël, indique Gérard Boyer. Les organisateurs décideront alors s’ils souhaitent continuer, selon la popularité des événements et l’énergie des bénévoles.

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