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Unanimité à l'Assemblée nationale : les bouteilles de la SAQ doivent être consignées

La consignation des bouteilles de vin est de plus en plus réclamée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tous les partis à l'Assemblée nationale s'entendent : il faut que les contenants de verre soient consignés au Québec et que l’on cesse de l’enfouir au lieu de le recycler.

C'est ce que révèle le rapport de la Commission des transports et de l'environnement, qui était chargée d’évaluer les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre.

Empêtrés dans une impasse jusqu'à mercredi soir, les députés qui siègent à la commission ont finalement accouché d’un rapport jeudi. Il inclut neuf recommandations, au grand plaisir du ministre de l’Environnement Benoit Charette. Les quatre partis devaient s'entendre sur des solutions, ce qu'ils ont fait.

« Je suis content que la commission soit parvenue à produire un rapport. C’est un sujet qui traîne dans les médias et au niveau environnemental depuis de nombreuses années », a-t-il déclaré au micro d’Annie Desrochers, de l’émission Le 15-18, jeudi après-midi.

Depuis des années, malheureusement, on envoie des millions de tonnes de verre à l’enfouissement

Le ministre de l’Environnement du Québec, Benoit Charette

La première des neuf recommandations est d'élargir le système de consigne aux bouteilles de vin et de spiritueux.

« C'est la première fois au Québec que tous les partis politiques sont d'accord avec l'élargissement de la consigne aux bouteilles de la SAQ », a souligné avec satisfaction la députée solidaire Ruba Ghazal.

Plusieurs participants aux consultations avaient exprimé leur opposition à une consigne élargie en raison des contraintes techniques et des coûts. La Société des alcools du Québec (SAQ), sans avoir préconisé la consigne de ses bouteilles, a laissé entendre qu'elle se conformera si le gouvernement prend cette décision, rappelle le rapport.

Rien n'indique qu'il serait possible de réemployer ou même de recycler les quelque 240 millions de bouteilles de vin et de spiritueux mises en marché annuellement par la SAQ, peut-on lire.

La consigne, mais encore?

Une autre recommandation est l’interdiction d’enfouir le verre. « Demander à ce que cesse cette pratique-là est tout à fait justifié et j'espère qu'on va aller de l'avant très rapidement », a dit pour sa part Karel Ménard, directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets.

Le rapport propose également de soutenir financièrement la modernisation des centres de tri pour améliorer la qualité des matières triées. Il demande aussi de développer des débouchés locaux pour le verre recyclé et d'améliorer les mécanismes de traçabilité des matières résiduelles.

Le mémoire rappelle que c'est la fermeture du plus important conditionneur de verre au Québec, en 2013, qui a entraîné l'effondrement du marché du verre issu de la collecte sélective. Depuis, il revient moins cher aux centres de tri de s'en débarrasser dans les lieux d'enfouissement technique.

Le ministre Charette voit ce rapport d'un bon œil. « Les décisions viendront très rapidement, au cours de l’automne », a-t-il dit jeudi. Il a ajouté que le « plan de match » de son gouvernement pour la gestion des matières résiduelles, dont le verre, sera présenté à l’automne.

Les Québécois génèrent 158 000 tonnes de verre par année, dont seulement 28 % sont recyclées. Le reste se retrouve à l'enfouissement.

Avec les informations de La Presse canadienne

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