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Un candidat du NPD rattrapé par des publications sur les médias sociaux

Le candidat était adolescent au moment des publications sur Twitter ou la défunte application Vine.

Photo : Vine / Luke McLaren

Radio-Canada

Un candidat du Nouveau Parti démocratique au Nouveau-Brunswick « regrette profondément » certains commentaires et vidéos publiés sur les réseaux sociaux il y a plusieurs années.

Luke MacLaren, âgé de 22 ans, est candidat du NPD aux élections fédérales du 21 octobre dans la circonscription de Moncton-Riverview-Dieppe.

Dans une vidéo accompagnant la chanson Harlem Shake, objet d’un mème brièvement populaire en 2013, on le voit se frotter sur une peluche. Ailleurs, il a tenu des propos à teneur sexuelle. Je vais violer ton frère, écrit-il notamment à quelqu’un dans un message Twitter en 2012.

Il était adolescent au moment des publications en question sur Twitter et sur la défunte application Vine (Nouvelle fenêtre).

Notre dossier Élections Canada 2019

Dans le passé, j'ai fait des commentaires immatures et offensants sur les médias sociaux, écrit Luke MacLaren dans un courriel. Je comprends maintenant beaucoup mieux pourquoi ce genre de langage est offensant et nocif. Je regrette profondément ces commentaires et je m'excuse.

Le Nouveau Parti démocratique du Canada, qui n’a pas souhaité commenter à la caméra, avait connaissance de ces publications au moment d'autoriser la candidature de ce nouveau venu en politique.

Pour Pascale Paulin, une spécialiste en communications, ce candidat fait partie d’une génération qui fait son entrée dans la sphère publique avec une empreinte indélébile sur les réseaux sociaux.

Ce qui est triste pour les milléniaux, dit-elle, c’est qu’au moment où la popularité d’une plateforme comme Facebook explosait, on n'avait pas encore appris comment utiliser les réseaux sociaux, ou comment protéger sa vie privée.

La journée où ce jeune homme-là a décidé de devenir candidat, à ce moment-là il devenait une figure publique, quelqu'un dont on allait scruter les moindres faits et gestes, relate Mme Paulin.

Au-delà des déboires des jeunes candidats, ce sont les partis politiques eux-mêmes qui encaissent le coup de ses squelettes dans le placard.

Ça jette de l'ombre sur le parti lui-même, sa crédibilité, juge le politicologue Roger Ouellette, de l’Université de Moncton. Est-ce que c'est crédible pour un parti de chercher à faire élire des gens dans le Parlement alors qu'on ne prend pas le soin de faire un vetting adéquat de ces candidats-là?

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes

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