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Déploiement de nouvelles places en CHSLD : le privé veut être mandataire

Une main d'homme tient la main d'une femme âgée tenant une canne.

L'Association des établissements privés conventionnés aimerait que le déploiement de 2600 nouvelles places en résidences pour aînés soient déployées par l'entreprise privée.

Photo : Getty Images / Dean Mitchell

Radio-Canada

L'Association des établissements privés conventionnés (AEPC) aimerait que les futures résidences pour aînés du Québec soient déployées par l’entreprise privée.

L’organisme qui administre 57 centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) à l’échelle provinciale lance un appel en ce sens au gouvernement, en marge du chantier lancé par la ministre responsable des aînés et des proches aidants, Marguerite Blais.

L’AEPC se dit en mesure d’offrir un milieu plus humain aux personnes âgées en perte d'autonomie et croit que ses membres pourront répondre rapidement aux besoins gouvernementaux.

Le réseau des CHSLD privés conventionnés du Québec est peu connu puisque son mode de fonctionnement est intégré à celui du réseau public. Dans la région, par exemple, on compte un seul de ces établissements, le foyer Saint-François de Chicoutimi. Ses 68 résidents ont été dirigés vers la ressource par le CIUSSS. Les usagers paient le même prix que dans les CHSLD publics et ont droit aux mêmes services, alors que les employés gagnent le même salaire que dans le réseau public.

En fait, les établissements privés conventionnés offrent un service public qui est géré par le privé. Donc, on a l'avantage de l'accès public universel. Tout le monde peut venir dans un établissement privé conventionné. C'est le même mécanisme d'accès à l'hébergement. La seule différence, c'est que c'est géré par le privé, donc il y a une agilité et une flexibilité à répondre aux besoins des résidents.

Annick Lavoie, directrice générale, AEPC

Il s’agit d’une flexibilité dont le réseau public ne pourrait faire preuve dans sa gestion quotidienne, croit la propriétaire du Foyer Saint-François, Sonia Bergeron. Elle se trouve à la résidence quasi en permanence pour répondre aux besoins des usagers, de leur famille et des employés. La propriétaire croit que ce mode de gestion facilite les rapports humains et facilite le recrutement, surtout en contexte de pénurie de main-d'oeuvre.

Annick Lavoie en entrevue.

Annick Lavoie est la directrice générale de l'Association des établissements privés conventionnés du Québec.

Photo : Radio-Canada

On a le même problème que partout aussi, mais c'est sûr qu’en faisant une gestion de proximité, proche de nos employés, on réussit à trouver la main-d'oeuvre pour combler les quarts de travail […] Les salaires c'est la même chose qu'à l'hôpital alors c'est sûr que c'est aussi intéressant, relève Sonia Bergeron.

Modèle

C'est donc ce modèle que l'Association des établissements privés conventionnés aimerait que Québec adopte, alors que la ministre Blais vient de confirmer son intention de développer 2600 places dans de nouvelles maisons d'ici à la fin du mandat de l'actuel gouvernement.

Étant donné qu'on parle de développer des maisons des aînés, on pense que ce modèle-là vient vraiment répondre à la vision de ce qu'on peut comprendre des maisons des aînés, renchérit Annick Lavoie.

Le regroupement poursuit sa tournée des régions du Québec dans le dessein de convaincre le gouvernement Legault du bien-fondé d'un recours au privé.

D'après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Établissement de santé