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La Première Nation de Neskantaga inquiète de l'impact financier de l'autoévacuation

Une affiche montrant un robinet barré.

Cet avertissement est affiché dans toutes les salles de classe de l'école élémentaire de la Première Nation de Neskantaga afin de rappeler aux élèves de ne pas boire l'eau du robinet.

Photo : CBC/Christina Jung

Radio-Canada

Le chef de la Première Nation de Neskantaga, Christopher Moonias, se dit inquiet de l’impact financier que pourrait avoir la récente évacuation de plus de 200 résidents. La mesure a été prise par les leaders de la communauté autochtone, située dans le Nord-Ouest de l'Ontario, en raison d’un bris d’une pompe du système d’alimentation en eau.

Après avoir essuyé un refus de la part du gouvernement fédéral d’évacuer les résidents vulnérables, la communauté autochtone a décidé de le faire à ses propres frais.

Le chef Moonias indique que plus de 200 résidents au total ont été évacués vers Thunder Bay et sont logés dans des hôtels.

Les dépenses engagées inquiètent le leader autochtone, même s'il n'est pas encore en mesure de les quantifier.

Nous demandons toujours de ne pas souffrir financièrement à cause des évacuations et nous avons toujours besoin de soutien pour que nos membres soient pris en charge.

Christopher Moonias, chef de la Première Nation de Neskantaga

Le chef Moonias dit avoir reçu une lettre du ministre sortant des Services aux Autochtones, Seamus O’Regan, visant à calmer ses inquiétudes.

On nous a déjà dit ce genre de choses plusieurs fois, la même chanson et la même danse, mais souvent les choses changent lorsqu’on nous promet de nous soutenir, déclare le leader autochtone.

Par courriel, un porte-parole de Services aux Autochtones Canada souligne que le ministère évaluera les coûts [de l’évacuation] lorsqu’ils auront été soumis.

La Première Nation a mis sur pied une campagne de financement et invite les gens à faire des dons à l'organisme caritatif enregistré Gathering of Rivers for Community Care.

Des progrès jugés lents

Selon le chef Moonias, les discussions avec le gouvernement fédéral se sont quelque peu améliorées depuis la semaine dernière.

Nous commençons à accomplir quelques progrès, affirme-t-il.

Les travaux de réparation de la pompe à eau ont été effectués mardi, mais l’eau doit encore être entièrement évaluée avant que la Première Nation ne décide de ramener ses membres.

La plupart de nos membres veulent retourner chez eux. Il est traumatisant d’être évacué de chez soi pour sa propre sécurité.

Christopher Moonias, chef de la Première Nation de Neskantaga

Le chef Moonias estime que les résultats de laboratoire complets ne seront disponibles qu’en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine.

Près d’une vingtaine de résidents de Neskantaga ont décidé de rester sur le territoire de la communauté.

Ils ne peuvent toujours pas se servir de l’eau du robinet. Ils mettent leur vie en danger en quelque sorte, mais ils font de leur mieux avec ce dont ils disposent, explique le chef Moonias.

La Première Nation de Neskantaga fait l’objet d’un avis de faire bouillir l’eau depuis 25 ans.

Nord de l'Ontario

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