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Les infirmières demandent un report de la fermeture de l’urgence de Cloutier-du-Rivage

Le Centre Cloutier-du-Rivage dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières.

Le Centre Cloutier-du-Rivage dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Camille Carpentier

Alors que la transformation prévue de l'urgence de Cloutier-du-Rivage de Trois-Rivières en clinique multidisciplinaire approche à grands pas, les infirmières s'inquiètent de voir que toutes les ressources ne sont toujours pas en place.

L'ouverture de cette clinique est prévue pour le mois d'octobre, et la direction régionale de la Santé est toujours à la recherche de trois des quatre infirmières praticiennes spécialisées (IPS) de première ligne dont elle a besoin pour y travailler. Une infirmière praticienne spécialisée en santé mentale a également été embauchée.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Nathalie Perron, se disait en accord avec le projet lors de son annonce à la fin août. Aujourd’hui, elle croit que l'employeur a visiblement voulu aller trop vite. Elle estime qu’un report de la transformation de l'urgence est nécessaire.

Si on veut respecter les délais et si on veut s’assurer d’avoir les équipes complètes en place, c’est sûr qu’il faudrait que ça soit reporté.

Nathalie Perron, présidente du Syndicat des professionnelles en soins en de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Pour écouter l'entrevue de Nathalie Perron à l'émission 360 PM, cliquez ici.

Aucun représentant du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) n'était disponible pour commenter la demande des infirmières, mais l'organisme précise qu'un compromis a été trouvé : des IPS œuvrant dans d'autres cliniques de la région combleront les besoins à Cloutier-du-Rivage, en attendant que tous les postes soient pourvus.

Une solution imparfaite selon Nathalie Perron, puisqu’elle laissera les cliniques des Groupes de médecine de famille à découvert. Elle s'inquiète d’une perte de service pour la population de Cap-de-la-Madeleine durant cette période de transition.

De son côté, le Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers (CSN), qui représente les préposés aux bénéficiaires, n’est pas d’accord avec la décision du CIUSSS MCQ de fermer l’urgence. Son président, Pascal Bastarache, souhaite même que la direction régionale de la Santé révise sa décision.

Je crois qu’il serait vraiment bénéfique pour l’ensemble de la population, les personnes concernées, les employés, de peut-être un peu stopper la machine qui va très vite en ce moment et de réévaluer la pertinence de fermer une urgence, dit-il.

Par ailleurs, le syndicat des infirmières estime que l'employeur n'a pas respecté la convention collective de ses membres qui prescrit que l'employeur doit aviser par écrit les infirmières de ce genre de modification à leurs conditions de travail. Or, ces avertissements n'ont toujours pas été reçus, ce qui excède les délais prévus. Le syndicat indique qu’il pourrait déposer un grief.

Mauricie et Centre du Québec

Santé