•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Maxime Bernier persuadé de pouvoir gagner sans les producteurs laitiers

Maxime Bernier, député de Beauce et chef du Parti populaire du Canada.

Maxime Bernier, député de Beauce et chef du Parti populaire du Canada

Photo : Radio-Canada

Jonathan Lavoie

Malgré le front commun des producteurs laitiers contre lui, Maxime Bernier est convaincu de pouvoir se faire réélire en Beauce. Habitué à gagner avec plus de 50 % des suffrages, le chef du Parti populaire du Canada (PPC) est toutefois conscient que la course sera beaucoup plus serrée cette fois-ci.

« Je pense qu'il n'y a rien d'acquis en Beauce. Je dois faire campagne. Dès qu'on tient les Beaucerons pour acquis, c'est là qu'on risque de perdre notre élection », juge celui qui s’est fait élire sans interruption sous la bannière conservatrice depuis 2006.

Loin de changer de discours, Maxime Bernier continue de pourfendre la gestion de l’offre, qu’il qualifie de « cartel » orchestré par l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Contre un ancien producteur

Il n’est pas surpris de voir les conservateurs miser sur un ex-agriculteur, Richard Lehoux, pour tenter de lui ravir son siège.

« Ils ont choisi un ex-producteur laitier justement pour défendre le cartel de l'UPA et non pas pour travailler pour l'ensemble des Beaucerons. C'est ça, le débat en Beauce », prétend le député sortant.

Selon lui, sans la gestion de l’offre, les familles pourraient économiser jusqu’à 400 $ par année en payant moins cher leur lait, leur volaille et leurs oeufs.

Les producteurs laitiers sont inquiets à la suite de la nouvelle entente conclue entre les États-Unis, le Mexique et le Canada.

Les producteurs laitiers s'opposent à l'abolition du système de gestion de l'offre.

Photo : Radio-Canada

Pour mettre fin au système, le PPC rachèterait les quotas des producteurs sur cinq ans afin de leur permettre de se moderniser.

Si la majorité des producteurs sont farouchement opposés à toute modification du système de gestion de l’offre, Maxime Bernier affirme que ceux qui sont en faveur de ce que propose son parti n’osent pas parler.

« Je ne pense pas que vous allez en rencontrer, soutient Maxime Bernier. Le monopole de l'UPA est très fort, et ces gens-là ne veulent pas parler publiquement parce qu'ils ont peur des représailles. »

Il n’en demeure pas moins que bon nombre d’agriculteurs s’organisent pour faire dérailler sa réélection.

Même stratégie qu'en 2017

En 2017, ces mêmes producteurs avaient réussi à exercer leur influence dans la course à la direction du PCC. Maxime Bernier s’était finalement fait battre, de justesse, par le chef actuel Andrew Scheer.

Selon l'élu beauceron, une course à la direction d’un parti n’a toutefois rien à voir avec une élection générale.

« C'est seulement les membres du Parti conservateur qui votaient. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de la population. »

Dans les semaines qui viennent, Maxime Bernier entend passer environ la moitié de son temps de campagne en Beauce et l’autre moitié à sillonner le pays pour faire connaître sa jeune formation politique.

Allergique au déficit, le chef promet que le Parti populaire du Canada est en mesure de financer l’ensemble de ses initiatives de campagne et qu’il ne terminera pas dans le rouge le soir du 21 octobre.

Québec

Élections fédérales