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  • Exclusif
  • Future centrale de police : la fermeture des postes de quartier reportée

    Vue sur la façade du bâtiment abritant la Cour municipale de Québec et le poste de police de l’arrondissement de La Cité-Limoilou. Il s’agit d’une construction en briques jaunes de trois étages.

    La centrale de police du parc Victoria, au centre-ville de Québec

    Photo : Radio-Canada / Stéphane Lamontagne

    Olivier Lemieux

    La Ville de Québec exclut désormais la possibilité de fermer les postes de police de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles cet automne. Selon des informations obtenues par Radio-Canada, le déménagement des patrouilleurs dans la vieille centrale du parc Victoria n’est plus envisagé avant le printemps prochain.

    Si ça ne fonctionne pas cet automne, ça ne fonctionnera pas plus au printemps, tranche Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec.

    En juin dernier, le directeur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Robert Pigeon, affirmait qu’il était souhaitable de rapatrier les patrouilleurs des postes du nord vers le centre-ville, et ce, dès le mois d’octobre pour travailler en synergie.

    Le déménagement devait permettre d’accélérer la refonte du plan de couverture du territoire avant la construction d’une nouvelle centrale de police dans le quartier Lebourgneuf, à l’angle du boulevard Louis-XIV et de l’autoroute Laurentienne.

    Or, le budget de la nouvelle construction n’est pas encore fixé et aucune date pour une première pelletée de terre n’a été arrêtée.

    Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec

    Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec

    Photo : Radio-Canada

    On a un terrain, mais on n’a pas de plan, rage Marc Richard.

    Le chef syndical est clair: il n'est pas opposé à la réorganisation des effectifs policiers.

    Il exige cependant le report de la fermeture des postes de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles tant et aussi longtemps que le nouveau quartier général du SPVQ ne sera pas inauguré.

    On demande au Service de police et à la Ville de Québec de revenir sur leur position et d’attendre le nouveau bâtiment pour transférer nos gens.

    Marc Richard, président de la Fraternité des policiers de Québec

    Retards à F.-X.-Drolet

    Le projet de déménagement de la cour municipale, la construction d’un centre de détention et l’aménagement d’un poste de quartier dans l’édifice F.X.-Drolet, sur la rue du Pont, accusent aussi du retard.

    À l'origine, le chantier devait être inclus dans le projet de nouvelle centrale de police, mais il est maintenant traité de façon distincte par la Ville.

    Pour 2019 et 2020, plus de 21 millions de dollars apparaissent au plan triennal d'immobilisations (PTI) de la Ville de Québec afin d'assurer la transformation de l’édifice F.-X.-Drolet, mais les travaux n’ont toujours pas été lancés.

    En mars dernier, le conseil municipal approuvait une résolution pour demander l’approbation du ministère de l’Environnement pour démarrer le chantier.

    Le feu vert du ministère se fait toujours attendre.

    Enseigne du poste d’arrondissement du Service de police de la Ville de Québec situé sur la rue d’Orsainville, dans l’arrondissement de Charlesbourg

    Les patrouilleurs et les enquêteurs du poste de Charlesbourg seront transférés au nouveau quartier général du SPVQ, mais aucune date n'a été fixée.

    Photo : Radio-Canada

    Une version ajustée

    À la Ville de Québec, on admet que la réorganisation des effectifs policiers a été ajustée ces dernières semaines.

    Dans un courriel transmis à Radio-Canada, le porte-parole David O’Brien précise que le transfert des policiers des postes de Charlesbourg et de La Haute-Saint-Charles se réalisera bel et bien au printemps prochain.

    À ce moment, les effectifs de patrouille quitteront ces deux postes, explique-t-il.

    Les immeubles seront ensuite utilisés comme bureaux administratifs par diverses unités du Service de police.

    Quant à l’édifice F.-X.-Drolet, impossible de savoir quand le chantier sera finalement lancé.

    Le ministère de l’Environnement nous cause présentement un délai de 6 mois dans la livraison du bâtiment, déplore David O'Brien.

    Comme le site a déjà abrité une fonderie, d’importants travaux de décontamination doivent être autorisés par Québec.

    Les discussions avec les fonctionnaires provinciaux se poursuivent.

    Une longue saga

    Rappelons qu’en 2017, la facture du projet de centrale de police a explosé, passant de 40 à 72 millions.

    Une mauvaise communication entre le SPVQ et le Service de gestion des immeubles serait à la source de la hausse.

    Un an plus tard, au printemps 2018, la Ville admettait que le terrain choisi pour accueillir la nouvelle structure dans Lebourgneuf était trop petit. Le site à l’angle du boulevard Pierre-Bertrand et de la rue des Rocailles ne permettait pas d’aménager un stationnement adéquat pour les besoins opérationnels des policiers.

    Le maire Labeaume a alors jeté le blâme sur le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, affirmant qu’il avait échappé le projet.

    Il n’en fallait pas plus pour que celui-ci claque la porte du parti afin de siéger comme indépendant.

    Le dossier de la nouvelle centrale a été mis sur la glace durant de longs mois avant d’être réactivé en juin dernier, la Ville confirmant l’acquisition d’un autre terrain.

    Le maire Labeaume a promis de tenir un comité plénier à l'hôtel de ville cet automne afin de faire le point dans le dossier.

    Québec

    Politique municipale