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Plus d'une centaine de jeunes « meurent » symboliquement pour la cause du climat

Entrevue avec Édith Butler

Pierre Verrière

Plusieurs centaines d'étudiants de Winnipeg ont manifesté pour le climat vendredi en participant à une « mort symbolique », ou « die-in », une forme de manifestation dans laquelle les participants simulent la mort pour attirer l'attention sur leur cause. Ils participeront également à la grève pour le climat, le 27 septembre, devant le Palais législatif.

Au bout du décompte, dans un geste hautement symbolique, la jeunesse manitobaine s'est écriée « 1,5 pour rester en vie ! » avant de s'allonger au sol dans un mouvement d’ensemble, sur les marches du Musée canadien pour les droits de la personne.

Les élèves ont ainsi simulé leur mort durant sept minutes, pour faire écho aux sept demandes de Climate Strike Canada, le réseau national qui réunit tous les groupes locaux qui participent au rassemblement.

La même action a eu lieu simultanément dans d'autres villes du Canada.

7 minutes pour le climat

Les manifestants comme Iona Taylor espèrent que les gouvernements entendront ainsi leur appel à l'urgence d'agir.

« Les générations futures sont en danger, les gens qui vivent dans des communautés vulnérables aux changements climatiques, des gens pauvres, des Autochtones qui vivent dans des régions tellement plus vulnérables qu'ici à Winnipeg. C'est pour représenter les gens qui ne peuvent pas se battre pour eux-mêmes », plaide la jeune fille, membre du Manitoba Youth for Climate Action.

Des jeunes sont allongés sur les marche du Musée canadien pour les droits de la personne.

Au bout du décompte, dans un geste hautement symbolique, des jeunes Manitobains sont allongés sur les marche du Musée canadien pour les droits de la personne pour la cause du climat.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Borduas

Et si l'objectif était d'éveiller les consciences avec une image forte, le lieu choisi était tout aussi symbolique.

« Nos grèves habituellement sont devant la législature, le lieu de pouvoir des politiciens, mais pour nous c'était : on le fait devant un monument national, pour les droits humains », souligne Ariane Freynet-Gagné, une des organisatrices de l'événement.

Nous nous attendons à ce que cela choque les gens et que ce soit une image forte, ajoute-t-elle.

Une photo d'Ariane Freynet-Gagné.

Très engagée dans sa communauté francophone, Ariane Freynet-Gagné l'est aussi dans la lutte contre les changements climatiques et est une des organisatrices des manifestations en lien avec la grève du climat.

Photo : Radio-Canada

La jeune femme de 21 ans, étudiante à l’Université du Manitoba, dit elle-même souffrir d’écoanxiété, un stress généré par les problèmes environnementaux qui touchent de plus en plus les jeunes générations.

Pour nous, la question de l’environnement, c’est noir et blanc. C’est, soit tu agis, soit tu n’agis pas, lâche-t-elle.

Un sentiment d’urgence que partage sa camarade Caroline Marchildon.

Nous sommes face à une catastrophe écologique, et s’impliquer est une manière de ne pas perdre espoir, estime la jeune fille.

Les jeunes tomberont ensemble pour le climat devant le Musée canadien pour les droits de la personne, vendredi. Ils déploieront pour l'occasion les banderoles qu'ils ont préparées.

Manifestation du 27 septembre

Leur action ne s’arrêtera pas là. Ils se relèveront pour participer comme des milliers de jeunes dans le monde cette fois à la journée de grève sur le climat, qui aura lieu le 27 septembre.

À Winnipeg, les manifestants auront rendez-vous devant l'assemblée législative. 

Au pays, certaines commissions scolaires et universités encouragent les étudiants à participer ou s’organisent pour permettre aux élèves et aux étudiants de rater des cours pendant le rassemblement.

Au Manitoba, en revanche, la Division scolaire franco-manitobaine indique que les écoles resteront ouvertes et que les cours se dérouleront normalement.

De son côté, l’Université de Saint-Boniface (USB) estime qu’il incombe à chaque étudiant de décider de prendre part ou non à la grève mondiale pour le climat, prévue le 27  septembre.

Après réflexion, nous avons décidé que la priorité est d’assurer la continuité de la mission universitaire, et ce, bien que nous reconnaissions l’importance et le besoin urgent d’agir pour s’attaquer aux changements climatiques et trouver des solutions durables, a dit l’USB dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

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