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Transcontinental vend le journal Les Affaires et d'autres magazines spécialisés

Des locaux de TC Médias.

Avec cette transaction, Transcontinental quitte presque complètement le monde des médias.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et de ses activités événementielles, dont Les Affaires, se traduira par une vingtaine de licenciements et par une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées, jeudi, avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n'ont pas été dévoilés, l'entreprise ne conservera que le groupe d'édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux, le fils du fondateur de Transcontinental Rémi Marcoux. L'entreprise met la main sur Les Affaires, Les Affaires Plus, Les Événements, Les Affaires, le site Internet Acquizition.biz, Benefits Canada, Avantages, Canadian Investment Review, Canadian Institutional Investment Network et Contech.

Cure minceur aux Affaires

Sous ces marques, on organise 75 conférences, 5 salons commerciaux et des dizaines de formations dans le monde des affaires, a expliqué M. Marcoux au cours d'un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l'aspect événementiel constitue le fer de lance du groupe, qui est profitable, rentable et qui peut continuer de croître grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui doivent composer avec une érosion des revenus publicitaires, semblent ne plus jouer qu'un rôle complémentaire. Par conséquent, Les Affaires, qui doit publier 26 numéros cette année, n'en publiera que 14 l'année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez Les Affaires. Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

Les discussions ont débuté il y a environ un an, a-t-il expliqué. J'étais le seul [acquéreur]. J'ai offert [à Transcontinental] la pleine valeur pour ces produits. C'est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d'administration.

Pierre Marcoux, président de Groupe Contex

Stratégie de délestage

De son côté, Newcom Media obtient les publications Finance et Investissement, Investment Executive, Advisor's Edge et Conseiller, qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l'entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l'industrie automobile, de l'assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis Canadian Insurance Top Broker des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu'il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d'ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d'imprimer les publications vendues.

L'éditeur et imprimeur n'a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions de dollars, ce qui tenait compte de TC Média Livres et de Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s'inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l'emballage souple, un secteur où elle a acquis l'an dernier la firme d'emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard de dollars américains.

Néanmoins, l'intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu'il était naturel pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon Mme Chartrand.

Il était aussi à la tête de ces publications. Donc la vérification diligente a été beaucoup plus simple.

Katherine Chartrand, porte-parole de Transcontinental

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l'emballage souple au terme de l'exercice 2019. Depuis la création de l'entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l'impression commerciale.

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