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Une vidéo pour dénoncer les projets de Gazoduq et GNL Québec

Des conduites souterraines semblables à celles-ci seront installées par Gazoduq.

Photo : gracieuseté Gazoduq

Vicky Boutin

Les opposants au projet de gazoduc entre l’Ontario et le Saguenay ont recruté des militants de plusieurs horizons pour produire une vidéo dénonçant les ambitions de l’entreprise Gazoduq et de GNL Québec.

La vidéo de quatre minutes est publiée sur la plateforme You Tube.

On y reconnaît entre autres les artistes Raoul Duguay, Édith Cochrane, Michel-Marc Bouchard, Louise Latraverse et les membres du groupe Les Cowboys fringants. Des citoyens de plusieurs régions du Québec y apparaissent également.

Dominic Champagne et Laure Waridel, du Pacte pour la transition, y prennent aussi la parole. C’est la première fois que le Pacte s’associe aussi clairement à la campagne d’opposition contre le projet de Gazoduq et de GNL Québec.

La vidéo est une initiative notamment de la Coalition Fjord et de Gazoduq, parlons-en. La coalition refuse de dévoiler combien a coûté la production de la vidéo, mais maintient que personne n’a été payé pour y figurer. Seul un coordonnateur a été embauché pour mener à terme le projet.

La production est faite dans le cadre d’une campagne de sociofinancement. Les groupes d’opposants souhaitent amasser 80 000 $.

Le porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez, affirme ne pas craindre les poursuites à cause des informations avancées dans la vidéo. Il indique qu’elles sont basées sur des données scientifiques.

À écouter :

Entrevue avec le metteur en scène et instigateur du pacte pour la transition, Dominic Champagne, à Style libre

Uniquement du gaz naturel, dit Gazoduq

La directrice principale Affaires publiques et relations avec les communautés chez Gazoduq, Marie-Christine Demers, a tenu à rappeler que le projet vise « le transport de gaz naturel et uniquement de gaz naturel ».

Ça, ça fait une immense différence. Le gaz naturel, c’est une énergie que nous connaissons au Québec. Il y a 10 000 kilomètres de conduites uniquement au Québec et même au Saguenay, on a des conduites sous les pieds. Ce gaz naturel là est une énergie qui peut faire un impact dans la lutte aux changements climatiques.

Marie-Christine Demers, directrice principale, Affaires publiques et relations avec les communautés, Gazoduq

Marie-Christine Demers affirme que la Coalition Fjord, l’organisme derrière la vidéo, et Gazoduq poursuivent l’objectif commun de lutter contre les changements climatiques, mais ont « des moyens différents d’en arriver à une solution ».

Quant à la prétention des intervenants qui s’expriment dans la vidéo, selon laquelle le projet de gazoduc générerait 40 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année, la porte-parole rappelle que sa cliente, Énergie Saguenay, a mandaté une firme crédible pour évaluer l’ensemble des émissions, de la production à la consommation, en passant par le transport.

Marie-Christine Demers indique que l’étude du CIRAIG conclut que 28 millions de tonnes de GES seraient plutôt évitées à l’échelle internationale si le projet se concrétise.

Un débat émotif

Pour ce qui est de GNL, la directrice des communications et des relations avec les communautés, Stéphanie Fortin, convient que le projet de complexe de liquéfaction de gaz naturel à La Baie demeure « émotif ».

Une dame en entrevue à Radio-Canada. Elle est à la station de Radio-Canada Saguenay.

La directrice des communications et des relations avec les communautés, Stéphanie Fortin.

Photo : Radio-Canada

Il faut regarder le projet dans une perspective géopolitique. Qu’est-ce que les pays votent? Comment ils veulent se sortir du charbon? Actuellement, les pays avec lesquels on discute ont ces intentions-là. Ils vont vers des énergies moins polluantes comme le gaz naturel liquéfié. Les énergies renouvelables vont prendre une place très grande dans les années à venir pour combler la demande, note Stéphanie Fortin. Elle rappelle que le gaz naturel liquéfié sera une option pour des pays comme la Chine, entre autres.

Avec les informations de Gilles Munger

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement